La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système mort-vivant qui se survit en masquant par des subterfuges la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.
Anti-Grenelle selon les associations, « indispensable » pour Borloo, le projet devrait bénéficier aux sociétés privées. Explicateur.
In Le Monde du 19 mars 2010 : « La France perdra toute influence si elle perd sa note AAA… C’est pour cela que la réforme des retraites sera de grande ampleur », assure un proche de M. Sarkozy. Incroyable, tout dépendrait, nous font-ils croire, d’une agence de notation, l’un de ces repaires de charlatans qui ont si « bien noté » les banques jusqu’à ce qu’elles s’écroulent sous les subprimes en 2008.
Faire le Maroc ou découvrir le Maroc ? S’offrir la Thaïlande ou la visiter de l’intérieur ? Et si le simple vocabulaire de nos projets de vacances traduisait notre appréhension du monde et des habitants du Sud ?
Il y avait quelques raisons de ne pas être entièrement convaincu de la thèse de Naomi Klein sur la « stratégie du choc » . Elle est sans doute très pertinente dans bon nombre de cas, notamment pour les pays du Sud ou les économies en transition. Mais elle n’a pas non plus la généralité qu’elle revendique implicitement, et il est assez évident que l’installation du néolibéralisme dans les économies dites « développées » ne répond pas au modèle du « choc » — plutôt à la mise en œuvre progressive et « à froid » d’un programme qui s’est systématisé et approfondi à mesure qu’il se déployait. Il faut cependant reconnaître que, pour la première fois, son analyse pourrait se trouver spectaculairement vérifiée au cœur même du capitalisme « développé ».
La zone euro vient de subir le choc le plus violent depuis sa création. Costas Lapavitsas, économiste à la SOAS (Londres), analyse cette vague de turbulences et les principales options politiques en présence.
Presque tous les dirigeants politiques, qu’ils soient de la gauche traditionnelle ou de la droite, qu’ils soient du Sud ou du Nord, vouent une véritable religion au marché, aux marchés financiers en particulier. Il faudrait plutôt dire qu’ils fabriquent une religion du marché.
Formidable ! Il leur a fallu trois jours pour arriver enfin à une conclusion qu’on attendait depuis plus de trois mois. Et nos doctes dirigeants européens estiment avoir résolu le problème. Ils ne se rendent pas compte qu’ils viennent de l’aggraver. Pourtant, dans leurs élucubrations de dernières minutes se cachait une idée formidable. Elle a malheureusement été balayée d’un coup de revers par deux membres importants de la réunion : la Grande-Bretagne et l’Allemagne.
Une analyse des faits qui ont amené à la situation de la Grèce.
Il y aurait matière à faire un sort à tous les ahuris qui depuis l’été 2007 ne loupent pas une occasion de se féliciter que « le pire est derrière nous le plus dur est passé la crise est terminée ». On rappellera qu’ils n’en sont jamais qu’à leur troisième tour de piste (automne 2007, printemps 2008, fin 2009) et que, vaillants comme on les connaît, on peut être tout à fait certains, le point chaud grec viendrait-il à relaxer, qu’ils ne nous décevraient pas pour une petite quatrième. Stupéfiante comme elle devient, la situation ne laisse cependant pas trop le loisir de s’appesantir sur ce genre de chose – et puis le compte-rendu de la cécité réjouie est devenu une entreprise sans espoir.
fr
Dossiers, alternatives, politiques et réflexions
Economiques
?
|
OPML
?