Dans la deuxième partie de cette étude, l’auteur aborde le XXème siècle et plus spécifiquement pour commencer, ses escalades productivistes, sanitaires et techniques.
En cette année consacrée à la biodiversité, il est utile de préciser ce qu’elle recouvre, puisque certains n’hésitent devant aucune simplification, ce qui leur permet d’éviter les liens de cause à effets gênants. Cet article, sans exclure les problèmes globaux, se concentre sur l’aspect biodiversité animale "culitvée", c’est à dire l’élevage, qui s’intègre dans ladite biodiversité. On trouvera dans ce numéro la première partie de cette étude.
Ce que nous craignions est donc en train de se produire : le coût prévisionnel de construction d’Iter venant de passer de 5 à 15 milliards d’euros, il est question d’en faire subir les conséquences aux budgets de financement de la recherche scientifique européenne. C’est exactement la catastrophe que nous redoutions. Il est grand temps d’y renoncer.
Survivre : mouvement international et interprofessionel pour notre survie.
Voilà un résumé de l’intervention d’Alexandre Grothendieck au cours de la discussion publique Le Travailleur Scientifique et la Machine Sociale qui a eu lieu à la Faculté des Sciences de Paris (Paris VI), le mardi 15 décembre 1970, avec la participation du comité Survivre.
Nucléaire français : un bilan économique et industriel désastreux
Le rapport Roussely reconnaît l’ampleur des déboires que rencontrent Areva et EDF sur les chantiers des réacteurs EPR en construction, en France et en Finlande : "la crédibilité du modèle EPR et de la capacité de l’industrie nucléaire française à réussir de nouvelles constructions de centrales ont été sérieusement ébranlées par les difficultés rencontrées sur le chantier finlandais d’Olkiluoto et sur celui de la troisième tranche de Flamanville". En cause, "la complexité de l’EPR" qui "est certainement un handicap pour sa réalisation et donc ses coûts".
La région de Alwar dans le Rajasthan nous offre un exemple édifiant. Tout le pays souffrait de la pénurie en eau aggravée par des sécheresses toujours plus "exceptionnelles"… de plus en plus "exceptionnelles" au fur et à mesure de la régression de la végétation. Pourtant, le pays avait été plutôt prospère. Durant des siècles, les populations avaient entretenu différents dispositifs de conservation de l’eau de pluie, en particulier de petites retenues d’eau en terre (les johads). Particulièrement sous ces climats aux précipitations rares, ces ouvrages captent l’eau qui ruisselle sur les sols trop secs pour faciliter son infiltration dans le sol, réapprovisionnant ainsi les nappes phréatiques. C’est l’une des grandes différences avec les techniques industrielles d’irrigation superficielle, laquelle entraîne une forte évaporation au détriment de l’alimentation des nappes phréatiques. En outre, utilisant des eaux déjà chargées en sels minéraux, celles-ci provoquent trop souvent la salinisation des sols
En organisant ce camp au Havre, nous voulons comparer nos envies d’alternatives et de bonheur à ce spectacle de désolation que représente le capitalisme industriel.
Nous voulons construire ensemble un camp action climat où nous puissions commencer à vivre ici et maintenant selon nos aspirations, retrouver dignité et enthousiasme, sans attendre le grand soir. Cette nouvelle zone d’autonomie temporaire, nous voulons qu’elle en appelle d’autres.
Mais nous voulons aussi nous frotter au plus dur, à ce qui menace l’existence même de l’humanité, à cette folie qui, pour accumuler toujours plus de fric et de pouvoir, amasse des montagnes de déchets toxiques, souffle dans l’air des fumées cancérigènes, exproprie les peuples, fait grandir la misère et organise la répression pour étouffer les cris de rébellion.
Depuis des millénaires les hommes ont cultivé cette diversité. Elle appartient à tous et en premier lieu aux populations indigènes qui l’ont cultivée. Qu’elle soit accessible à tous est la base de notre pain quotidien et de la souveraineté alimentaire. Dans beaucoup de pays ce sont encore aujourd’hui surtout les paysans et les paysannes qui améliorent et multiplient, échangent et vendent les semences.
Hélène Gassie nous a quittés. Militante depuis de nombreuses années aux Amis de la Terre Landes, membre du conseil fédéral des Amis de la Terre France pendant 5 ans et référente nationale sur l’agriculture, elle savait faire partager sa joie de vivre. Hélène, toujours réfléchie et positive, était d’une gentillesse incroyable, nous avons perdu quelqu’un d’authentique et de généreux. Nous tâcherons de rester fidèles à tout ce pour quoi elle s’était battue.
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