Dans la deuxième partie de cette étude, l’auteur aborde le XXème siècle et plus spécifiquement pour commencer, ses escalades productivistes, sanitaires et techniques.
En cette année consacrée à la biodiversité, il est utile de préciser ce qu’elle recouvre, puisque certains n’hésitent devant aucune simplification, ce qui leur permet d’éviter les liens de cause à effets gênants. Cet article, sans exclure les problèmes globaux, se concentre sur l’aspect biodiversité animale "culitvée", c’est à dire l’élevage, qui s’intègre dans ladite biodiversité. On trouvera dans ce numéro la première partie de cette étude.
« Stimuler la réflexion concernant les implications révolutionnaires de la non-violence » : on ne saurait mieux définir l’ambition du présent travail. On nommera ici révolutionnaire la perspective d’une transformation radicale des rapports sociaux (et écologiques) en vue de plus de justice.
Au cours de mes voyages ces derniers mois, j’ai discuté avec beaucoup d’anarchistes qui considèrent que l’anarchie est un principe moral. Quelques uns vont assez loin, jusqu’à parler de l’anarchie comme si c’était une déité à qui ils avaient offert leur vie - ce qui renforce mes sentiments que ceux qui veulent vraiment expérimenter l’anarchie pourraient bien avoir besoin de divorcer de l’anarchisme.
Alors comment se passe pour nous tout cet environnementalisme moderne – la vie en vert, les crédits carbone, la consommation réduite, le développement dans le Tiers Monde, de meilleurs panneaux solaires ? Si tout cela semble désespérément inadéquat, même risible face à la crise écologique globale actuelle, peut-être que c’est parce que c’est enraciné dans le déni des origines du drame écologique qui se déroule en ce moment.
Au cours des presque trente ans pendant lesquels la théorie du don est devenue une des pensées sociales les plus importantes d’aujourd’hui, elle s’est souvent confrontée avec les paradigmes d’origine marxiste. Le projet d’élaborer une critique radicale des fondements mêmes de la société marchande et de ses présupposés historiques, mais sur des bases autres que le marxisme, pourrait presque constituer une définition du parcours du MAUSS et de ce qui l’a amené à choisir Marcel Mauss et Karl Polanyi [1] comme références théoriques majeures. Plutôt que d’être explicitement antimarxiste, comme l’étaient beaucoup de théories à la mode dans la même période historique, la théorie du don a semblé vouloir passer à côté de Marx, en tentant d’édifier une critique sociale tout aussi riche que celle de Marx, mais sans ses conséquences politiques jugées fâcheuses et sans ce qui était ressenti comme ses limites et ses unilatéralités dans ses conceptions de base mêmes.
Ce texte a été publié dans Le Réfractaire (n° 39, mai 1978). « Social, pacifiste, libertaire », tel se voulait le journal de l’Association des amis de Louis Lecoin (militant anarchiste qui arracha, en juillet 1963, par ses longues grèves de la faim, le statut d’objecteur de conscience). Le journal, dont le premier numéro paraît le 1er avril 1974, et le dernier en avril 1983 (n° 82), est réalisé par May Picqueray, indomptable camarade, infatiguable soutien des objecteurs de conscience, irremplaçable amie, décédée en 1983 à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
En bref et en résumé, le contenu de Primitif et Extropian est absurde. Il base son œuvre au mieux sur la comparaison de deux tendances anarchistes. Mais comment même le plus stupide d’entre nous puisse considérer que le techno fascisme impérialiste des « extropians » puisse être considéré comme un courant anarchiste me dépasse. En fait , il s’agit d’une vénération du culte « high Tech » de la domination de la nature et de l’annihilation de toute trace de sensualité, d’autonomie individuelle.
Ce que nous craignions est donc en train de se produire : le coût prévisionnel de construction d’Iter venant de passer de 5 à 15 milliards d’euros, il est question d’en faire subir les conséquences aux budgets de financement de la recherche scientifique européenne. C’est exactement la catastrophe que nous redoutions. Il est grand temps d’y renoncer.
Les anarcho-primitivistes ont fait marche arrière et se sont mis eux-mêmes dans une situation où ils ne pourront jamais être satisfaits sans la dissolution totale de la totalité. Le Luddisme comme tactique a beaucoup de qualités en sa faveur : au niveau local, fracasser des machines peut vraiment accomplir quelque chose. On a même arrêté un ou deux réacteurs nucléaires suite à un « sabotage » (légal, politique, ou réel) — et on pourra toujours au moins bénéficier d’un moment de satisfaction avec une chaussure en bois ou une clé à molette.
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