Au Brésil, le gouvernement fédéral a décidé de révolutionner ses méthodes pour préserver les tribus autochtones de l’appétit territorial des colons, en testant une nouvelle approche sur un Indien qui vit isolé au milieu de la jungle : l’élevage et l’exploitation forestière se rapprochant dangereusement du lieu d’habitation de ce dernier représentant d’une tribu apparemment décimée, une zone de 50km² qui entoure sa hutte a été déclarée "propriété privée". Au lieu de tenter d’établir le contact et de le "civiliser", comme cela se pratique couramment avec d’autres tribus d’Amazonie n’ayant jamais eu de rapport avec le monde extérieur, ils officialisent et garantissent son isolement. Considérant la protection de cet homme comme une question de droit humain, et non d’économie, ils tentent ainsi de répondre à la question de savoir si la pérennité des tribus traditionnels d’Amazonie peut être vraiment compatible avec la politique de profit des exploitants.
Blackwater est une société militaire privée US fondée en 1997. Ses activités ont débuté dans la sous-traitance de l’entraînement militaire. Après les attaques terroristes contre le destroyer USS Cole en 2000, Blackwater signe un contrat avec la Marine pour l’entraînement d’une force de protection, mais les grands contrats viendront après les attentats du 11 septembre. Depuis, ils ont travaillé notamment en Irak et en Afghanistan. Leur terrain d’action s’élargit de plus en plus.
Alors qu’il entame sa quatrième année à la tête de l’Etat équatorien, Rafael Correa fait aujourd’hui face à un défi majeur de la part de certains des acteurs sociaux qui l’ont propulsé au pouvoir, sur fond d’exploitation des ressources naturelles.
Les médias ne négligent pas les informations sur la libération de prisonniers politiques par le régime en place à Cuba. Guillermo Almeyra, en tant que militant marxiste latino-américain, habitant le Mexique, produit une analyse synthétique des lignes de force de la situation cubaine. Il replace la situation présente à Cuba dans une dynamique historique. L’hebdomadaire Der Spiegel du 21 juillet 2010 s’entretenait avec Mariela Castro, fille du président Raul Castro – frère de Fidel. Mariela Castro avait l’honnêteté de reconnaître : « Cuba est un pays pauvre. La majorité des Cubains qui quittent l’île le font s’ils peuvent trouver des conditions meilleures ailleurs. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de changements. Nous devons offrir des primes [des incitations] afin de maintenir les personnes ici. Nous devons créer un ensemble de mesures plus attractives pour la jeunesse, afin que cela fasse sens au plan économique pour eux de rester. Nous avons besoin de croissance et d’une meilleure qualité de vie pour chacun. » Une déclaration que les inconditionnels pro-régime n’oseraient faire dans les pays occidentaux. Toutefois, Mariela Castro ne cherche pas – du moins dans un tel entretien – les racines profondes de la situation présente à Cuba, qui ne peuvent être réduites à l’ensemble des mesures de rétorsion prises par les États-Unis et leurs alliés. Guillermo Almeyra trace des pistes de réflexion qu’il s’agit d’approfondir.
Critique à l’égard du rôle des États-Unis et de leur présence continue à Haïti dans le sillage du tremblement de terre qui a secoué le pays, Kali Akuno met en évidence les dangers que représente le terme prétendument neutre d’« intervention humanitaire » et en appelle à la solidarité avec le peuple haïtien face à la « militarisation de l’aide humanitaire et de l’effort de reconstruction ». Son analyse fait ressortir le fait que l’aide humanitaire est transformée « en une arme de contrôle social et politique », avec un contrôle sur qui reçoit quoi, quand et où. Les possibilités de mobilisation et de contestation des mouvements sociaux sont ainsi contrôlés.
Histoire de l’émergence de l’anti-américanisme dans les pays d’Amérique latine et de l’évolution de ses formes d’expression.
« Un nouveau tremblement de terre » : c’est comme cela que Chavannes Jean-Baptiste, agriculteur et leader du Mouvement Paysan Papaye (Mouvman Peyizan Papay- MPP), a accueilli la nouvelle selon laquelle Monsanto va donner 60 000 sacs (soit 475 tonnes) de semences hybrides de maïs et de légumes dont certaines sont traitées avec des pesticides fortement toxiques. Le MPP s’est engagé à brûler les semences de Monsanto et a appelé à une marche de protestation contre la présence des multinationales à Haïti le 4 juin 2010, pour la journée mondiale de l’environnement.
La guerre est un poison. C’est un poison que les nations et les groupes doivent à certaines époques avaler pour s’assurer de leur survivance. Mais, comme tout poison, il peut vous tuer aussi surement que la maladie qu’il est supposé éradiquer. Le poison de la guerre coule de façon incontrollée dans le corps politique des états unis. Nous sommes convaincus que parce que nous avons la capacité de faire la guerre ; cela nous donne le droit de la faire. Nous persistons dans notre dangereux aveuglement convaincus que nous sommes dans une mission providentielle pour sauver le reste du monde de lui-même, pour implanter nos valeurs - que nous considérons comme étant supérieures à toutes les autres, et que nous avons le droit de le faire par la force.
La région du Jarí, à l’extrême nord de l’Amazonie brésilienne, est aujourd’hui le théâtre d’une fusion entre deux mondes, l’archaïque et le moderne.