« Stimuler la réflexion concernant les implications révolutionnaires de la non-violence » : on ne saurait mieux définir l’ambition du présent travail. On nommera ici révolutionnaire la perspective d’une transformation radicale des rapports sociaux (et écologiques) en vue de plus de justice.
Au cours de mes voyages ces derniers mois, j’ai discuté avec beaucoup d’anarchistes qui considèrent que l’anarchie est un principe moral. Quelques uns vont assez loin, jusqu’à parler de l’anarchie comme si c’était une déité à qui ils avaient offert leur vie - ce qui renforce mes sentiments que ceux qui veulent vraiment expérimenter l’anarchie pourraient bien avoir besoin de divorcer de l’anarchisme.
Alors comment se passe pour nous tout cet environnementalisme moderne – la vie en vert, les crédits carbone, la consommation réduite, le développement dans le Tiers Monde, de meilleurs panneaux solaires ? Si tout cela semble désespérément inadéquat, même risible face à la crise écologique globale actuelle, peut-être que c’est parce que c’est enraciné dans le déni des origines du drame écologique qui se déroule en ce moment.
Au cours des presque trente ans pendant lesquels la théorie du don est devenue une des pensées sociales les plus importantes d’aujourd’hui, elle s’est souvent confrontée avec les paradigmes d’origine marxiste. Le projet d’élaborer une critique radicale des fondements mêmes de la société marchande et de ses présupposés historiques, mais sur des bases autres que le marxisme, pourrait presque constituer une définition du parcours du MAUSS et de ce qui l’a amené à choisir Marcel Mauss et Karl Polanyi [1] comme références théoriques majeures. Plutôt que d’être explicitement antimarxiste, comme l’étaient beaucoup de théories à la mode dans la même période historique, la théorie du don a semblé vouloir passer à côté de Marx, en tentant d’édifier une critique sociale tout aussi riche que celle de Marx, mais sans ses conséquences politiques jugées fâcheuses et sans ce qui était ressenti comme ses limites et ses unilatéralités dans ses conceptions de base mêmes.
En bref et en résumé, le contenu de Primitif et Extropian est absurde. Il base son œuvre au mieux sur la comparaison de deux tendances anarchistes. Mais comment même le plus stupide d’entre nous puisse considérer que le techno fascisme impérialiste des « extropians » puisse être considéré comme un courant anarchiste me dépasse. En fait , il s’agit d’une vénération du culte « high Tech » de la domination de la nature et de l’annihilation de toute trace de sensualité, d’autonomie individuelle.
Les anarcho-primitivistes ont fait marche arrière et se sont mis eux-mêmes dans une situation où ils ne pourront jamais être satisfaits sans la dissolution totale de la totalité. Le Luddisme comme tactique a beaucoup de qualités en sa faveur : au niveau local, fracasser des machines peut vraiment accomplir quelque chose. On a même arrêté un ou deux réacteurs nucléaires suite à un « sabotage » (légal, politique, ou réel) — et on pourra toujours au moins bénéficier d’un moment de satisfaction avec une chaussure en bois ou une clé à molette.
Violence, even terror, always exists on the periphery of empire. They are the means by which empire is consolidated, defended, extended. Similarly, empire must respond to attack, or its basis is forfeit. All that is new about September 11 is that it didn’t occur on a distant horizon. It was as if Rome had been attacked 2,000 years ago, at the height of its power. The heartland of empire has a vast and ever-present meaning separable, and inseparable, from those twin towers in Manhattan. Everyday existence, under the sign of the capital and technology that the World Trade Center represented, also cries out.
Fer-al adj. wild, or existing in a state of nature, as freely occurring animals or plants ; having reverted to the wild state from domestication.
Nous incluons dans cette livraison un commentaire de l’ouvrage L’Éthique hacker et l’esprit de l’ère de l’information, appelé à devenir la profession de foi d’une nouvelle génération de technoconvaincus partageant la certitude que les décennies à venir leur appartiennent. Son auteur, Pekka Himanen, est le nouvel hérétique de cette éthique du travail coopératif et passionné, à mille lieues des éthiques protestantes et catholiques fondées sur le travail esclave et la mortification rétribués dans l’Au-delà.
This was not an easy book to write. For many of you, it won’t be an easy book to read. I know. I was a vegan for almost twenty years. I know the reasons that compelled me to embrace an extreme diet and they are honorable, ennobling even. Reasons like justice, compassion, a desperate and all-encompassing longing to set the world right. To save the planet—the last trees bearing witness to ages, the scraps of wilderness still nurturing fading species, silent in their fur and feathers. To protect the vulnerable, the voiceless. To feed the hungry. At the very least to refrain from participating in the hor- ror of factory farming.