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L’A65 prend l’eau à Bazas !!!

Lu sur Sud Ouest
samedi 3 avril 2010 par anik

CHANTIER. La Sepanso affirme qu’A’lienor (filiale d’Eiffage), le concessionnaire de l’autoroute A65 Langon-Pau, a entamé le réservoir associé à la couche du Miocène à hauteur de Bazas

L’A65 suscite la colère des écologistes

La Sepanso (Société d’étude, de protection et d’aménagement de la nature dans le sud-ouest), association environnementaliste qui fait partie du réseau France Nature Environnement, demande instamment au préfet de la Gironde « qu’il fasse respecter la loi ». En l’occurrence l’interdiction de tout prélèvement dans les nappes d’eau profondes du département de la Gironde à la faveur du chantier de l’autoroute A65 Langon – Pau.

La Sepanso affirme qu’A’lienor (filiale d’Eiffage), le concessionnaire de l’autoroute, a entamé le réservoir du miocène à hauteur de Bazas, dans le sud-Gironde. Généralement compris entre 20 et 150 mètres de profondeur, l’aquifère du miocène affleure en plusieurs endroits dans cette zone. Or l’arrêté inter-préfectoral de mars 2008, qui autorise A’lienor à réaliser les travaux, proscrit toute atteinte aux nappes profondes. Ces nappes de bonne qualité sont très réglementées. Elles servent essentiellement à l’alimentation en eau potable du département.

Président de la commission locale de l’eau, le maire PS de Cestas, Pierre Ducout, vient d’adresser un courrier au préfet sur le sujet. Selon l’élu, qui manie le conditionnel, il faudrait à A’lienor pomper en permanence 250 m3 d’eau par heure pour maintenir la chaussée hors d’eau. Aussi réclame-t-il que « des mesures soient prises pour faire cesser cette situation anormale ».

Alertés par la Sepanso, les Verts ne sont pas en reste. Monique de Marco, leur chef de file au Conseil régional d’Aquitaine, demande l’arrêt des travaux sur l’A65 Langon – Pau à hauteur de Bazas. Le destinataire de cette requête ? D’abord l’Etat, en charge de la police de l’eau. Mais aussi le socialiste Alain Rousset, le président de la Région, qui pousse le projet de l’A65 depuis de nombreuses années.

A’lienor conteste avoir entamé la nappe

Olivier de Guinaumont, le président d’A’lienor, se montre serein face aux accusations de la Sepanso. « Je n’ai pas de signe qui laisse à penser que l’on serait dans ce scénario-là. De toute façon, si l’administration est saisie, j’imagine qu’elle va diligenter une expertise. On ne va pas mettre notre mouchoir dessus », réagit-il.

A’lienor admet que le chantier est envahi par l’eau sur le secteur de Bazas/ Lignan-de-Bazas. Mais selon l’entreprise, il s’agit d’eau de ruissellement qui s’accumule dans les déblais du chantier. « Nous sommes sur des endroits au sommet des collines, nous creusons six à huit mètres sous le niveau naturel du sol mais nous sommes encore dix mètres au-dessus des ruisseaux qui serpentent au pied des coteaux. Intellectuellement, j’ai du mal à comprendre comment nous aurions pu atteindre l’eau des nappes profondes », poursuit Olivier de Guinaumont, qui souligne le sérieux du dossier déposé par A’lienor au titre de la loi sur l’eau.

Lire la totalité de l’article surSud Ouest.

et bien sûr consulter le site de la sépanso pour en savoir plus sur le sujet.


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