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Crise : le pouvoir des pauvres

De André Duny - lu sur S !lence
lundi 5 janvier 2009 par anik

Voici une actualité où se donne à voir la faillite du système capitaliste mondialisé et ulltra-financiarisé qui :
- d’un côté privatise, internalise les bénéfices au profit des actionnaires de l’élite mondiale des maîtres du monde, millionnaires et milliardaires ;
- de l’autre socialise, externalise les pertes (coûts cachés) en faisant racheter les faillitaires par l’argent public via des Etats à la solde de cette élite.(...)

La politique keynésienne d’intervention de l’Etat dans l’économie a sauvé le système d’une faillite totale. C’est ce que tente le gouvernement des USA qui vole au secours des actionnaires privés, et rachète (nationalise, incroyable mais vrai) les compagnies d’assurances (...) et banques en très grande difficulté (déjà des centaines de milliaards volatilisés) et ce, à hauteur - ahurissante - de 1000 milliards de dollars, soit un quart du budget du pays.

En France, le Grenelle de l’environnement a été celui des dupes. Le capital et son chamion de président s’opposent aux quelques mesures positives.. Ou alors ils veulent appliquer les recettes du marché et des privatisations pour faire des affaires même avec la maladie qu’ils ont engendrée.(...)

Il est probable que la dynamique du réchauffement climatique accéléré, en "boule-de-neige", ne puisse plus être renversée (...) A cette accélération du réchauffement par effet de serre, les pauvres n’ont pas pris part au Sud, mais ils en sont déjà les principales victimes (...)

Ce sont les "sans", les pauvres (économiques, en "avoir") qui ont en puissance la capacité de devenir les meilleurs défenseurs de la nature et de la vie même s’ils n’en sont pas toujours là consciemment, les plus concernés pour expérimenter d’autres façons de vivrer, de produire, de consommer, d’habiter, d’éduquer, de se soigner, les plus concernés pour prendre pouvoir sur leur réalités locales et arracher leur pouvoir aux élites.

N’est-il pas nécessaire qu’un mouvement massif de la société civile prenne pouvoir dans une sorte de mouvement horizontal de toutes les forces vivantes et diverses rassemblées ? Evitons la forme de nouveaux partis (...) vite avalés par le système comme tous les partis, mais faisons que s’organise localement une société civile comme actrice politique directe (voir la "démocratie générale" de Fotopoulos), incluant la tradition syndicale et partidaire dans sa dynamique. Il faut faire enflier à la base les luttes, les expérimentations alternatives et les assemblées de la démocratie de co-décision locale pour la montée de l’autonomie de la société pour convertir progressivement le système, si possible pacifiquement, dans une toute autre démocratie qui commence localement et s’expérimente ici et là, une démocratie de co-décision depuis l’assemblée locale (et dans l’entreprise relocalisée) jusqu’à la fédération des assemblées arrachant progressivement le pouvoir économique, culturel, politique, à l’élite possédante.
Pour ce faire, une autre éducation populaire est donc nécessaire...

André Duny

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