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La non-violence politique

Par Jean-Paul Alanso
samedi 13 décembre 2008 par anik
Tous tremblent devant le bâton
Tous craignent la mort
Que l’on s’identifie avec autrui
Ressentant ce qu’il ressent
Et l’on ne tuera pas
L’on n’incitera pas à tuer

Verset 129 du Dhamapada bouddhiste

Présentation :

Du dimanche 26 au mercredi 29 Août 2007, les Objecteurs de croissance se donnaient rendez-vous à Royère de Vassivière au lieu-dit Le Villard, dans la Creuse pour des rencontres fraternelles et conviviales, afin d’élaborer un projet politique et construire un outil politique pertinent (réseau ou mouvement) pour diffuser le concept de Décroissance ou d’a-croissance.

Lors de ces 2èmes rencontres estivales des Objecteurs de Croissance, de nombreux ateliers thématiques étaient mis en œuvre par les participants :

Méthodes de décisions participatives, communication non-violente, Décroissance et services publics...

Dans cet article, nous vous proposons une restitution de l’intervention de Jean-Paul Alanso, membre de l’association pour la Non-violence et la Solidarité (anoso), enregistrée le 26 Août 2007.

Conférence Mp3 Jean-Paul Alanso MP3 Durée 48’11 :

La finalité de la non-violence politique est collective. Elle est une étape pour lutter contre une loi ou une injustice. Elle permet de se regrouper en donnant des codes de fonctionnement jusqu’à l’obtention d’une revendication.

Points abordés : .
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L’origine du mot " non-violence "

La non-violence et la religion

La non-violence et la loi

La grève générale pour la paix internationale et peut-être plus !

Quelques figures de la non-violence

→ Henry David Thoreau
→ Gandhi (Mohandas Karamchand)
→ Martin Luther King
→ Lanza del Vasto
→ L’Abbé Pierre
→ Albert Jacquard
→ Cézar Chavez (César Estrada Chavez)
→ José Bové

Note : les éléments ci-dessous proviennent du manuscrit de préparation de cette conférence disponible sur le Blog de Jean-paul Alonso, Feuille du PIC (Parti International du Coeur ou du Citoyen)

Agir contre la violence avec la non-violence

Selon René Girard qui a publié la Violence et le Sacré en 1972, " le propre de la violence est de détourner le conflit de son objet et de le centrer sur le seul jeu de la rivalité mimétique des antagonistes " Ensuite c’est la supériorité de la force qui décide de l’issue du conflit, et non pas la justesse des revendications et encore moins le droit.

J’ajoute que la non-violence en mettant en avant le seul objet du conflit, annule aussi la force en tant que facteur de décision, et prive l’oppresseur de son principal atout. Comme ce dernier ne dispose pas des arguments qui justifient sa position devant l’opinion, il n’a plus qu’à s’incliner. Si la force de l’adversaire armé repose sur le nombre de fusils et d’hommes qu’il a pour les tenir, la force non-violente repose sur la force-de-la-vérité et du soutien de l’opinion publique. L’armée des mouvements non-violents augmente d’autant plus facilement, qu’elle n’utilise pas d’autre arme que la vérité et les droits de l’homme. Les cartouches d’un mouvement non-violent ne sont jamais épuisées.

Comme l’a montré la psychanalyse, dans la violence l’homme projette son angoisse de mort sur l’autre, qu’il veut détruire pour se libérer de sa peur. Le non-violent intériorise et surmonte la peur en retournant la violence contre lui-même.

Nous allons passer en revue des moyens d’actions directs non-violents, illustrés par des exemples.

C’est un profond malaise social engendré par une dérive autoritaire de l’Etat, une taxe ou un impôt injustifié, une loi ou un règlement injuste, de mauvaises conditions de travail, des salaires insuffisants, la grande pauvreté, etc, qui déclenchent des action non-violentes de protestation de masse.

L’analyse de la situation

La première chose à faire est une analyse objective du préjudice et de la situation, afin de poser une revendication réaliste, qui a des chances d’être satisfaite. Il faut s’interroger, comment et pourquoi l’injustice est apparue, qui sont les responsables en cause, qui détient le pouvoir de décision, savoir ce que dit la loi sauf si c’est la loi qui est incriminée, savoir qui sont nos alliés et nos adversaires, définir les moyens de communication, un porte parole qui maîtrise bien le sujet, avant de se lancer dans une action.

Le leader

Le leader joue souvent un rôle important. Jean-Marie Müller écrit " il est remarquable qu’en Afrique du Sud, c’est la communauté indienne qui insista auprès de Gandhi pour qu’il devienne son leader … C’est ainsi que de 1893 à 1914, Gandhi mena le combat pour le respect des droits indiens en Afrique du Sud . " Gandhi n’avait que 24 ans en 1893.

La prise de conscience de la victime ou la conscientisation du sujet

Etienne de la Boétie au 16ème siècle notait déjà " Je désirerais seulement qu’on me fit comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois tout d’un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’on lui donne… " "Mais comment l’esclave ou l’opprimé peut-il devenir un sujet résistant ? Il faut dans un premier temps que la victime se révèle à elle-même, que l’opprimé prenne conscience qu’il est une victime et qu’il a à sa portée des moyens d’action, afin qu’il passe de la résignation silencieuse à la rébellion. L’analyse comparative de sa situation avec d’autres personnes ayant le même statut social mais pas le même traitement, doit lui ouvrir les yeux. L’esclave alors prend conscience que sa condition est inacceptable et qu’il possède des moyens de pression non-violents pour rétablir sa dignité. Son devoir est de s’insurger, conformément au droit international et aux droits de l’homme. Le refus de se soumettre à la censure comme l’a fait le dissident Alexandre Soljenitsyne en 1967 préfigurait la politique de la glasnost 20 ans plus tard et la chute du régime soviétique en 1989.

Définir une stratégie d’action

Choisir un objectif réaliste qui a de bonne chance d’être gagné. " César Chavez disait " La plus petite victoire donne du courage aux gens " Il faut trouver la vulnérabilité de l’adversaire sur laquelle le plus grand nombre peut exercer une " prise ". La stratégie doit permettre de passer progressivement à des revendications plus ambitieuses.

Le contrat de non-violence

Tous les participants doivent s’engager à ne pas faire usage de la violence pendant toute la durée du mouvement. Il faut expliquer aux manifestants que le rapport de force violent est en faveur de l’adversaire. Ce dernier a donc intérêt à provoquer les manifestants en infiltrant des casseurs dans le mouvement pour déclencher la violence, qui tournera à son avantage. Si le mouvement non-violent tombe dans le piège des provocations et use de la violence, il est aussitôt discrédité par l’opinion publique.

L’organisation

Un groupe de manifestants doit assurer un service de maintien de la paix. Martin Luther King préparait les manifestants avec des " jeux de rôles " (role play). Ces jeux de rôles consistent à simuler une confrontation des manifestants pacifiques avec des forces de police agressives. Ils consistent à leur expliquer les gestes de protection de leur nuque et de leur tête avec les mains en position de sit-in ou lie-in. En 1922 en Inde Gandhi imputa à un défaut d’organisation l’échec de Chauri-Chaura où des manifestants taillèrent en pièces un groupe de policiers. Solidarnosc pris en compte les échecs de 1970 et 1976, où leur lutte avait été brisée dans un bain de sang par les soviétiques. L’alcool fût interdit, l’accès aux chantiers fut contrôlé pour écarter les infiltrations de provocateurs.

La communication vers les médias

La communication vers les médias est un facteur important dans les mouvements non-violents : avec les " communiqués de presse, les tracts, les affiches, un journal du mouvement qui peut être clandestin, les réunions d’information, etc. Gandhi utilisait les journaux, Indian opinion et Yung India, il s’était lié aussi avec les journalistes occidentaux. Le pasteur Martin Luther King était de son côté un grand prédicateur. Durant le terrible hiver de 1954, l’Abbé Pierre encore jeune prêtre lançait le 1er février un appel sur les antennes radios que voici en partie : " Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée. Devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre les hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. ….Chacun de nous peut venir en aide aux sans-abri. Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain : 5000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles catalytiques. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse, ne couchera ce soir sur l’asphalte ou les quais de Paris. Merci." Il sera entendu par le Parlement qui, quelques semaines plus tard, décide de lancer un programme de 12 000 logements d’urgence.

La cohésion initiale des manifestants

La cohésion initiale des manifestants est celle qui existe avant la déclaration du conflit. Un bel exemple pour l’illustrer est celui de la résistance civile norvégienne contre l’occupation nazie. En février 1942, 8000 enseignants sur 14 000 en exercice, protestèrent en envoyant une lettre. Ils furent soutenus par 200 000 lettres de protestation de parents d’élève. La déportation de 100 enseignants fit fléchir la résistance, sans la briser.

La cohésion construite des manifestants

La cohésion construite des manifestants est celle qui est construite par les organisateurs ou les leaders du mouvement. César Chavez a su construire cette cohésion avec les chicanos, assez atomisés dans leur condition de vie et de travail. La force du nombre est la pression collective exercée par le plus grand nombre de manifestants. Un homme seul peut s’opposer à la multitude mais pas y résister longtemps. L’efficacité d’une action non-violente est proportionnelle au nombre des manifestants. La force du nombre s’ajoute à la-force-de-vérité, ensuite tout est une question de stratégie et de patience. La qualité sociale et morale des manifestants ajoute au pouvoir de se faire entendre, de convaincre et de faire plier l’adversaire. La qualité morale et l’autorité spirituelle de Gandhi, faisaient qu’il était capable d’obtenir gain de cause en faisant une grève de la faim, seul. La création de Solidarnosc en 1981 comptait 10 millions d’adhérents sur 35 millions de Polonais.

La démoralisation de l’adversaire

La démoralisation de l’adversaire en essayant d’attirer la sympathie, ou la solidarité est déjà signalée par le maître de la Chine antique Sun Tse, dans son traité de la guerre. L’art de la guerre à cette époque consiste à la gagner sans la faire. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui la " guerre psychologique " avec ses diverses techniques de subversion, de propagande et de " désinformation " et de tentative pour neutraliser la volonté de l’ennemi. Une lutte non-violente pour une juste cause, favorise les divisions internes dans le camp de l’oppresseur. Dans l’histoire des luttes non-violentes, souvent la police ou une partie de l’armée rejoint le camp des manifestants. Rappelons toutefois, que Gandhi plaçait la morale au-dessus de tout. Il traitait ses adversaires avec loyauté et courtoisie.

L’obstruction et les interpositions

Le sit-in consiste à s’asseoir sur le sol, et le Lie-in consiste à se coucher sur le sol pour faire obstruction aux forces de l’ordre. On connaît des cas spectaculaires comme cette barricade humaine au cours de la révolution non-violente en février 1986 à Manille, qui aboutit à la chute du dictateur Ferdinand Marcos. " Ce dernier avait organisé la fraude électorale pour empêcher Cory Aquino d’être élue présidente.

Les marches étapes, les défilés

Les marches étapes, les défilés et les manifestations sont aussi des moyens de se faire entendre. Citons la marche du sel de Gandhi et des siens entre le 12 mars et le 6 avril 1930. Au terme de cette marche il ramassa une poignée de sel devant les journalistes du monde entier pour symboliser son refus de payer l’impôt sur le sel aux britanniques. La marche étapes de 710 km à travers la France des paysans du Larzac du 8 novembre au 2 décembre 1978 de l’Aveyron à Paris, symbolisait l’exode des paysans expulsés de leur terre à cause de l’extension du camp militaire. Cette expulsion grâce à leurs actions n’a pas eu lieu. La " marche pour l’égalité et contre le racisme " du 15 octobre au 3 décembre 1983 de Marseille à Paris. La marche des chômeurs d’avril à mai 1994. La marche pour la décroissance entre Lyon et Nevers, du 7 juin au 3 juillet 2000 et celle entre du 25 juin au 22 juillet 2006 dans la région Nord-Pas-De-Calais. Les immenses manifestations de rue en RDA et en Tchécoslovaquie où à Prague ont comptait 500 000 manifestants, ont accéléré la chute de l’URSS.

La grève

La grève est un arrêt du travail pour obtenir généralement, des meilleures conditions de travail ou une augmentation de salaire, ou encore l’empêchement de la fermeture d’une entreprise. Exemples : En 1822 la grève des charpentiers aboutit a une hausse des salaires pour plusieurs années. En 1834 à lyon, 14 000 métiers à tisser sont en grèves, pour manifester contre la diminution des salaires. La liste des grèves est trop longue à citer. Durant la guerre froide, les grandes grèves de 1980 en Pologne marquent le début de la fin du système soviétique.

Le boycott

Le boycott vient du nom d’un intendant d’un domaine irlandais, qui a connu en 1880 " Le refus de payer les fermages, la résistance aux expulsions, le refus de travailler pour son compte, etc. La réussite de ces actions fit le succès du mot.. " " dans un sens large le mot désigne la rupture de toute forme de relation… avec une personne, un organisme ou un Etat ". L’embargo est une sanction économique appliquée à un pays par la communauté internationale. " Le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud a été la cible, à partir des années 1970, de plusieurs sanctions économiques de la part de l’ONU. Après les évènements de la place Tien An Men en 1989, l’ONU a lancé un embargo sur la livraison d’armes à la Chine, qui n’est toujours pas levé.

La désobéissance civile

La désobéissance civile est le refus de se soumettre à une loi jugée injuste par ceux qui la contestent. Le terme fut créé par Henry David Thoreau comme nous l’avons vu. Gandhi semble avoir connu Thoreau grâce à Tolstoï. Il utilise le terme résistance civile en anglais pour l’équivalant de satyagraha. Le pasteur M.L. King répand le terme résistance civile aux Etats-Unis. Thoreau, prenait la défense des minorités, il écrivait qu’" un homme qui aurait raison contre ses concitoyens constitue déjà une majorité d’un " et, encourageant cet homme à l’action, il ajoutait qu’" une minorité n’a aucun pouvoir tant qu’elle s’accorde à la volonté de la majorité : dans ce cas, elle n’est même pas une minorité. Mais, lorsqu’elle s’oppose de toutes ses forces, on ne peut plus l’arrêter. " La désobéissance civile serait donc un outil contre la " dictature de la majorité " qui sévit en démocratie selon Tocqueville, un illustre contemporain de Thoreau.

Dans le mythe d’Antigone de la Grèce antique, Antigone brave les lois de la cité pour donner à son frère une sépulture décente. Dans la Lysistrata d’Aristophane les femmes décident de se refuser à leurs maris tant qu’ils n’auront pas mis un terme à la guerre. Dans la Rome antique, en 449 puis 429 av nè les plébéiens protestent contre leur enrôlement de force dans l’armée, et se réfugient sur les collines du mont Sacré et de l’Aventin… " Rome était déserte, dit Tite-Live, privée de sa population ordinaire. Au forum, il n’y avait que quelques vieillards… " Les plébéiens obtinrent gain de cause. L’histoire romaine a conservée la mémoire de manifestations de femmes, en 195 av nè, contre des restrictions vestimentaires, ainsi qu’en 42 av nè contre une taxe abusive. " p61 Dès 1920, Gandhi fit du refus généralisé de payer l’impôt au gouvernement britannique la 4ème étape de son programme national de non-coopération pour la conquête de l’Inde. "

La désobéissance civile s’incarne dans les actions répétées du mouvement des faucheurs volontaires en France, qui se constituent aussitôt prisonniers après les arrachages de plants d’OGM. Ils contestent ainsi la liberté donnée aux firmes d’expérimenter la culture des plantes génétiquement modifiées en plein champ, sans s’opposer bien entendu aux OGM de laboratoire utiles à la médecine. Ils affirment le faire pour faire respecter le principe de précaution, principe qui a été inscrit dans la Charte de l’environnement ainsi que le droit à un environnement sain reconnu maintenant dans la Constitution française. Cette charte n’existait pas encore au moment des premières actions des faucheurs.

La grève de la faim à durée limitée

La grève de la faim à durée limitée a été faite au début du 20ème siècle par les " suffragettes " anglaises, qui demandaient le droit de vote, elles eurent gain de cause en 1919. Gandhi qui était en Angleterre à cette époque a connu ces mouvements. Gandhi a fait 17 jeûnes ou grèves de la faim. Certains de ces jeûnes protestaient contre les dérapages violents de son mouvement. En 1918, après 3 jours de jeûne de Gandhi, les grévistes des filatures d’Ahmedâbâd obtiennent satisfaction pour leur revendication ou augmentation de salaire. En 1947, après la partition de l’Inde, Gandhi mit fin en 3 jours aux massacres entre hindous et musulmans. Sans empêcher l’embrasement de la guerre civile, dû à un mauvais tracé des frontières par les britanniques, entre l’Inde et le Pakistan nouvellement créé. En 1978 en Bolivie " la grève de la faim de plusieurs centaines de femmes de mineurs, fut à l’origine de la déstabilisation du régime du général Banzer.

La grève de la faim à durée illimitée

La grève de la faim à durée illimitée ne peut être que de courte durée, car nous ne restons pas longtemps en vie sans manger. Sa préparation médiatique doit être particulièrement bien soignée. Toutes les chances de réussite doivent être réunies. Elle termine une liste d’action plus qu’elle ne la commence. En 1932, à la prison de Yeravda, Gandhi entreprant un jeûne à mort contre la loi Mac-donald, qui ne respectait pas l’électorat des Intouchables. 6 jours après le gouvernement britannique a cédé. Le militant irlandais nationaliste Bobby Sands et 9 de ses camarades sont morts entre avril et septembre 1981 d’une grève de la faim en prison. L’IRA a commis une grave erreur en poursuivant des actes de violence pendant la durée de cette grève de la faim.

Le programme constructif

" Chaque citoyen doit…apprendre à ne jamais se contenter d’être un revendicateur et un demandeur, même de la justice et de la paix. " dit le philosophe activiste non-violent Jo Pyronnet, dans son livre L’action non-violente, Témoignage chrétien publié 1965 . Gandhi de son côté disait " il faut incarner les changements que l’on veut voir dans le monde " Gandhi par exemple " lança plusieurs programmes d’éducation et d’hygiène en faveur des paysans indiens " et le mouvement du Khâdi qui consistait à donner du travail aux indiens, en leur faisant filer le coton au rouet et tisser leur propre vêtement, afin de les affranchir des textiles britanniques. Gandhi viendra s’expliquer en Angleterre auprès des travailleurs anglais privé de travail. " Aux Etats-Unis Cezar Chavez et les siens créèrent …plusieurs services " d’éducation, de santé et de crédit, destinés aux ouvriers agricoles… " En Pologne, dès 1939 les lycées et les universités furent fermés par les nazis " un mouvement d’éducation clandestin de masse se constitua peu à peu …Prés de 18 000 lycéens " passèrent leur baccalauréat sous l’occupation. Et, en 1976 sous le régime communiste cette fois, le comité d’auto défense des ouvriers (KOR) créa une " université volante "…. " Le sauvetage des juifs du Danemark se déroula en octobre 1943, lorsque le pays passa sous le contrôle allemand … sur les 7695 juifs du Danemark les nazis en déportèrent 475. Auroville la ville internationale créée pat Sri Aurobindo le 28 février 1968 en Inde, et la communauté de l’Arche de Lanza Del Vasto en France, sont des exemples de programmes constructifs. Les associations et les ONG sont pour la plupart des programmes constructifs, qui compensent les carences des Etats. Mon journal sur internet explique comment devenir un éco-consommateur entre autres.

Pour écouter, source : passerellesud


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