robin-woodard

Définitions : ultra-gauche, anarchisme, autonomie tiqun et comité invisible

vendredi 21 novembre 2008 par anik

ultra-gauche radicale

Le terme ULTRA-GAUCHE est apparu au milieu des années 1920 pour désigner un courant politique d’inspiration marxiste (assez proche de l’anarchisme) opposé à la sociale-démocratie et au bolchevisme.

Il prend sa naissance au sein du mouvement ouvrier révolutionnaire allemand (et hollandais) lors de la grande flambé insurrectionnelle qui suit la révolution russe de 1917.

De puissantes organisations ouvrières (mais refusant de jouer un rôle de direction) vont se poser très clairement à l’encontre des préceptes et directives de Moscou et de la IIIème Internationale et participer aux insurrections révolutionnaires allemandes (Berlin 1919, République des conseils de Bavière, « Action de mars » en 1921…).

Les principaux porte-paroles de ce mouvement (Otto Rühle, Anton Pannekoek, Herman Gorter, Paul Mattick…) vont mener une critique impitoyable du capitalisme tout comme de l’URSS, de la sociale-démocratie comme du léninisme/bolchevisme (et pas seulement du stalinisme), élaborant une théorie révolutionnaire marxiste anti-autoritaire : contre l’état et donc contre l’étatisation des moyens de production, contre le parlementarisme, pour l’abolition du salariat et de la valeur… ils prôneront, contre les partis et les syndicats, l’organisation spontanée et autonome du prolétariat, dans chaque usine, au sein de CONSEILS OUVRIERS, bases de la société future (d’où l’appellation de « communisme de conseils » ou de « conseillisme »).

Source

Parfois définie comme la « gauche de la gauche » des pensées communistes non-autoritaires, elle réunit plusieurs tendances :

«  L’ultra gauche », qui ne doit pas être confondue avec l’extrême gauche (dont elle partage en partie les analyses, voire dont elle constitue un élément parmi d’autres), représente un archipel à part. L’étiquette dissimule un agrégat de courants divers. Leur point commun : il s’agit de petits groupes de théoriciens venus du marxisme, qui se sont appliqués à repenser la « doctrine » et à relire les textes fondateurs. Partant d’une critique du bolchevisme russe, les « ultra gauche » en viennent à remettre en question le léninisme en s’appuyant sur Karl Marx. C’est le cas, par exemple, d’Anton Pannekoek, Otto Rühle, ou Herman Gorter. Certains poussent ensuite la critique jusqu’à un dépassement du marxisme, à l’exemple de Cornelius Castoriadis (qui quitte alors « l’ultra-gauche »). On voit enfin des penseurs issus de ce courant remettre en question la politique elle même. C’est le labeur entrepris par Guy Debord et l’Internationale situationniste.

Les théoriciens de l’ultra gauche souhaitent un mouvement de masse pour abattre le capitalisme, considérant que « seule l’action de masse de la classe ouvrière tout entière peut vaincre la bourgeoisie ». Privilégiant «  l’action autonome en tant que classe », Anton Pannekoek s’oppose aux actes individuels et écrit que «  c’est de la classe, poussée par des forces sociales massives, que doit venir toute initiative ».

Lors des grèves du mouvement contre le CPE (2006) ou contre la LRU (2007) et durant les manifestations, des « anarchistes autonomes » sont parfois qualifiés d’« ultra-gauche » (pas de rapport avec les organisations anarchistes classiques, pensée libertaire non-orthodoxe).

Source : wikipédia

Bibliographie : Richard Gombin, Les Origines du gauchisme, Seuil, 1971.

Anarchisme

L’anarchisme est une philosophie politique qui tient à redonner à l’individu sa liberté au sein de la société, tout en rejetant les autorités de quelque nature qu’elles soient. Son champ de réalisation s’étend de la liberté politique à la liberté économique en passant par la liberté individuelle et sociale. L’anarchisme entretient donc de nombreuses relations avec d’autres mouvements politiques recherchant ces libertés.

Le terme anarchie est un dérivé du grec « ἀναρχία » (« anarkhia »)[4]. Composé du préfixe a- privatif an- (en grec αν, « sans », « privé de ») et du mot arkhê, (en grec αρχn, « origine », « principe », « pouvoir » ou « commandement »). L’étymologie du terme désigne donc, d’une manière générale, ce qui est dénué de principe directeur et d’origine. Cela se traduit par « absence de principe », « absence de règle », « absence de chef », « absence d’autorité » ou « absence de gouvernement ».

Dans un sens négatif, l’anarchie évoque le chaos et le désordre, l’anomie. Dans un sens positif un système où les individus sont dégagés de toute autorité. Ce dernier sens apparaît en 1840 sous la plume du théoricien socialiste Pierre Joseph Proudhon (1809-1865). Dans Qu’est-ce que la propriété ?, l’auteur se déclare anarchiste et précise ce qu’il entend par anarchie : une forme de gouvernement sans maître ni souverain.

L’anarchisme est une philosophie politique qui présente une vision d’une société humaine sans hiérarchie, et qui propose des stratégies pour y arriver, en renversant le système social actuel.

L’objectif principal de l’anarchisme est d’établir un ordre social sans dirigeant. Un ordre basé sur la coopération volontaire des hommes et des femmes libres et conscients qui ont pour but de favoriser un double épanouissement : celui de la société et celui de l’individu qui participe au premier.

À la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d’émancipation individuelle et/ou collective. L’amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l’avènement d’une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l’organisation sociale et des relations économiques et politiques.
Le « A » inscrit dans un « O », un des symboles de l’anarchisme de l’origine maçonnique

L’anarchisme est opposé à l’idée que le pouvoir coercitif et la domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d’organisation sociale et économique libertaire, c’est-à-dire fondée sur la collaboration ou la coopération plutôt que la coercition.

L’ennemi commun de tous les anarchistes est l’autorité sous quelque forme qu’elle soit. L’État est le principal ennemi des anarchistes : l’institution qui s’attribue le monopole de la violence légale (guerres, violences policières), le droit de voler (impôt) et de s’approprier l’individu (conscription, service militaire). Les visions qu’ont les différentes tendances anarchistes de ce que serait ou devrait être une société sans État sont en revanche d’une grande diversité. Opposé à tout credo, l’anarchiste prône l’autonomie de la conscience morale par-delà le bien et le mal défini par une orthodoxie majoritaire, un pouvoir à la pensée dominante. L’anarchiste se veut libre de penser par lui-même et d’exprimer librement sa pensée.

Certains Anarchistes dits « spontanéistes » pensent qu’une fois la société libérée des entraves artificielles que lui imposait l’État, l’ordre naturel précédemment contrarié se rétablirait spontanément, ce que symbolise le « A » inscrit dans un « O » (« L’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir », Proudhon). Ceux-là se situent, conformément à l’héritage de Proudhon, dans une éthique du droit naturel (elle-même affiliée à Rousseau). D’autres pensent que le concept d’ordre n’est pas moins « artificiel » que celui d’État. Ces derniers pensent que la seule manière de se passer des pouvoirs hiérarchiques est de ne pas laisser d’ordre coercitif s’installer. À ces fins, ils préconisent l’auto-organisation des individus par fédéralisme comme moyen permettant la remise en cause permanente des fonctionnements sociaux autoritaires et de leurs justifications médiatiques. En outre, ces derniers ne reconnaissent que les mandats impératifs (votés en assemblée générale), révocables (donc contrôlés) et limités à un mandat précis et circonscrit dans le temps. Enfin, ils pensent que le mandatement ne doit intervenir qu’en cas d’absolue nécessité.

Le rejet du centralisme, pour le fédéralisme, aboutit donc à un projet d’organisation sociale fondée sur la gestion directe de sa propre vie et la décentralisation, où chacun est en mesure de participer à la vie commune, tout en conservant son autonomie individuelle, selon les conceptions parfois diamétralement opposées que s’en font les différents courants anarchistes.

Courants et tendances de l’anarchisme

Courants sociaux

  • Collectivisme libertaire
  • Anarcho-communisme :
    • Anarchisme insurrectionnel
    • Communalisme libertaire
    • Municipalisme libertaire
  • Anarcho-syndicalisme :
    • Syndicalisme révolutionnaire
    • Bourse du travail
  • Anarcho-Indépendantisme

Courants individualistes

  • Anarchisme individualiste
    • Autonomie individuelle
  • Mutualisme libertaire
    • Coopératives
  • Anarchisme chrétien

Courants écologistes

  • Anarchisme vert
  • Anarcho-primitivisme

Courants technologistes

  • Anarcho-transhumanisme
  • Crypto-anarchisme
  • Anarchisme technologique

Autres courants

  • Anarcho-sionisme
  • Anarchisme épistémologique
  • Anarcho-féminisme
  • anarcho-punk
  • Anarcho-skinhead
  • Anti-industriel
  • Libertisme

Courants critiqués

  • Capitalistes :
    • Anarcho-capitalisme
    • Agorisme
  • Nationalistes :
    • National-anarchisme
    • Anarchisme de droite

Source : wikipédia

Mouvement autonome - les totos

Le mouvement autonome se définit comme une lutte pour l’autonomie du prolétariat par rapport au capitalisme et à l’État, mais aussi par rapport aux partis et aux syndicats. Il est classifié à gauche de l’extrême gauche.

Le mouvement autonome contemporain est apparu en Italie en 1973 sous le nom d’ « Autonomia Operaia » (Autonomie ouvrière). Il fait donc référence au concept d’« autonomie ouvrière » ou d’« autonomie prolétarienne ».

Le mouvement autonome se distingue par sa violence (émeutes ou lutte armée clandestine)[réf. souhaitée] et par un certain nombre de pratiques radicales comme le squat, la reprise individuelle, la participation aux grèves sauvages ou l’autoréduction. L’autoréduction consiste pour un groupe d’usagers à imposer par la force une baisse du prix d’un produit ou d’un service. Elle peut aller jusqu’à la gratuité et prendre la forme de véritables pillages de supermarchés. Les autonomes, comme les anarchistes, parlent alors de « communisme immédiat », c’est à dire sans phase de transition.

La diffusion, en France des idées de l’autonomie, s’est faite à partir des militants de la revue Camarades. Il est rapidement apparu plusieurs pôles de sensibilité différente dont le consensus se faisait autour de l’opposition aux partis et syndicats, sans pour autant endosser les idées libertaires spécifiquement anti-État et anticapitaliste. Une large partie du mouvement autonome n’était pas opposée à l’idée d’un État fort, notamment dans la perspective ultérieure de défendre les acquis de l’autonomie. Les différentes sensibilités étaient liées aux parcours des différentes familles politiques qui se sont rejointes, notamment ceux issu du mouvement (post) Internationale situationniste et ceux que l’on appelait les "militaristes", "mao-spontanéistes" issus de l’ex Gauche prolétarienne autour du journal "La Cause du Peuple" (qui a été dirigé par Jean-Paul Sartre), dont l’expérience donnera naissance au journal Libération avec Serge July . Les différentes sensibilités étaient aussi liées à la pratique et la situation sociale de chacun, avec notamment, un pôle étudiant (Normale sup’, Paris Dauphine, Nanterre...), et un pôle de jeunes représentant les "nouvelles marges" de banlieue (Rueil Malmaison....). Le débat intellectuel du mouvement s’est nettement démarqué de la volonté de lutte armée prônée par certains sur le modèle Italien. Il a été estimé que les contradictions de la société française n’étaient pas telles que la lutte armée soit justifiée. C’est une des raisons qui a évité à la France les "Années de plomb" connues notamment en Italie et en République Fédérale d’Allemagne. Ceci malgré l’aventure d’ Action directe qui a été d’un impact limité en proportion.

Source :wikipédia

Voir aussi sur le site les deux articles concernant le mouvement autonome :
- La mouvance Autonome en France de 1976 à 1984
- Le Mouvement autonome en Italie et en France (1973-1984)

Les Blacks Blocs

DUPUIS-DERI Francis

Les Black Blocs
La liberté et l’égalité se manifestent

Les Black Blocs qui participent régulièrement aux manifestations d’opposition à la mondialisation du capitalisme y ont acquis une certain notoriété, principalement en raison de la force qu’ils y déploient occasionnellement contre les médias officiels publics ou privés, les symboles du capitalisme et les policiers.

Mais cette renommée est entachée par la haine et le mépris que leur vouent leurs très nombreux détracteurs : les politiciens, les policiers, les intellectuels de droite, des journalistes, des universitaires ainsi que plusieurs porte-parole du mouvement antimondialisation. Toutes ces critiques s’entendent pour dénigrer les participants aux Black Blocs, et tout autre manifestant ayant recours à la force, les dépeignant comme des individus dénués de convictions politiques et qui ne participent aux manifestations que dans l’unique intention d’assouvir un désir viscéral de destruction. Du politicien au policier, en passant par l’idéologue capitaliste, le bon manifestant, la « porte-parole » du mouvement altermondialiste, l’éditorialiste, le journaliste et même l’analyste communiste, tous partagent ici les mêmes sentiments et les mêmes conclusions. À ce discours unanime ne manque pourtant qu’une voix, celle des personnes ayant participé à des Black Blocs. La réalité devient à la fois plus complexe et plus intéressante lorsqu’on accepte de prêter l’oreille à leurs discours, un effort qui permet de mieux comprendre ce phénomène, ses origines, sa dynamique, ses objectifs, ses faiblesses et ses succès.

Francis Dupuis-Déri a milité dans des collectifs de sensibilité anarchiste au Québec et en France. Il est chercheur en science politique à Montréal. Il collabore au Monde libertaire, et il a signé des articles dans diverses revues (Agone, Réfractions, etc.) ainsi que deux romans à saveur politique.

Source : atelier de création libertaire

Les blocs noirs se forment généralement en marge de manifestations de gauche. Ils procèdent de la doctrine d’« action directe » : destructions de banques, de bâtiments d’institutions officielles ou de sociétés multinationales, magasins, caméras de vidéo-surveillance, etc. Ces actions ne visent pas à s’attaquer aux personnes mais aux biens du capital. Le but est de faire perdre un maximum d’argent aux entreprises visées. Les activistes n’hésitent pas à affronter directement les forces de l’ordre (voir ci-après) qu’ils considèrent comme « le bras armé du capitalisme ».

Outre la destruction matérielle, certains black blocs se fondent pour mission de protéger la manifestation. Ils opèrent alors différemment et leur but devient l’ouverture de voies pour l’ensemble des manifestants, cela passant souvent par des affrontements avec les forces de l’ordre.

Les activistes s’habillent et se masquent de noir pour marquer leur solidarité, symboliser l’unité et l’égalité des hommes et femmes au sein d’un black bloc et créer un effet de masse, mais surtout se prémunir contre les gaz lacrymogènes et les caméras de vidéo-surveillance. Ils portent souvent des blousons de cuir et des protections de fortune adaptées à la guérilla urbaine. La couleur noire est liée à l’anarchisme et au folklore de la piraterie.

Bien que critiqués par les militants pacifistes et la plupart des militants altermondialistes – avec lesquels il existe parfois de réelles tensions, trouvant l’action des black blocs contre-productive pour la mise en place d’une alternative politique – la plupart des membres du black bloc se refusent à mettre en danger le reste des manifestants. Ainsi, pour la manifestation de Gênes, les échauffourées se sont déroulés le matin et dans un lieu éloigné, avant que ceux y avaient participé ne rejoignent les rangs de la grande manifestation pour défiler avec les autres manifestants. De plus, et cela se trouve souvent oublié, la solidarité au sein d’un black bloc est le ciment permettant sa cohésion : la tentative d’arrestation d’un membre de bloc par les forces de l’ordre entrainera une action immédiate des autres membres de ce bloc pour le libérer.

Source :wikipédia

le comité invisible

Et les tiqqunistes dans tout cela ?
le comité invisible ?
où se situent-ils ?

"Ce milieu là, les invisibles, les tiqqunistes, c’est un milieu de flicards et d’apprentis manipulateurs. C’est des cocos pur jus !"

de Rakshasa sur l’endehors


forum

Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 3007 / 614570

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Dossiers, alternatives, politiques et réflexions  Suivre la vie du site Politiques, philosophiques et syndicales   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.21 + AHUNTSIC

Creative Commons License