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Des milliers de vétérans de guerre sont enfermés dans les prisons britanniques.

London Telegraph
samedi 15 novembre 2008 par anik

Des chercheurs ont découverts que plus de 8.000 vétérans sont actuellement derrière les barreaux, la plus grande partie ont servi leur pays en Irak ou en Afghanistan.
Une proportion élevée des condamnés interrogés pendant l’étude a souffert d’une forme de désordre de stress post traumatique après avoir quitté l’armée.
Souvent leurs condamnations étaient pour usage de violences liées à la prise de drogues ou d’alcool.

Des associations caritatives affirment que ces découvertes mettent en lumière les difficultés que beaucoup d’anciens soldats rencontrent à faire la transition vers un retour à la vie civile.

L’Association Nationale des Officiers en Probation (NAPO), qui a effectué l’étude, demande au gouvernement de faire plus afin d’aborder les problèmes de santé mentale dont souffrent les personnes qui ont combattu dans des zones de guerres.

Ils disent qu’environ 24.000 vétérans sont soit en prison, soit en liberté conditionnelle, soit dans des programmes de services à la communauté après avoir été condamnés pour crimes. Ils représentent aujourd’hui environ 9% de la population carcérale.

Le chef de l’opposition et les associations caritatives considèrent que ces découvertes représentent un autre exemple des ministères qui cassent les accord militaires - la garantie que les soldats reçoivent un traitement correct en retour des services rendues au pays en mettant leur vies en danger sur le front.

Ils revendiquent que si le ministère de la défense avait correctement suivit ces personnes libéré de l’armée pour raison de maladies mentales, ces problèmes auraient été identifiés plus tôt.

Les conclusions de la NAPO sont basées sur les résultats de 3 différentes études : l’étude MoD de HMP Dartmoor, une enquête dans 8 prisons par des groupes de soutien des vétérans en prison l’année dernière, et une série de projets de recherche de l’office de l’intérieur entre 2001 et 2004.

En plus, des officiers en liberté surveillée ont fournit des histoires de situations de 74 personnes afin que les chercheurs puisse confirmer les facteurs qui poussent du personnel militaire hors service à commettre des crimes.

Le rapport conclut : "La plus grande partie des soldats qui ont servi soit dans le Golfe soit en Afghanistan souffraient de stress post traumatique. Mais très peu de soutien ou de conseil psychologique était à mis à leur disposition à la décharge des forces armées."

"Ils s’étaient pratiquement tous mis à boire beaucoup ou a prendre des drogues et par conséquent leurs engagements dans des aggressions violentes, parfois envers leur familles, arrivait régulièrement."

"Harry Fletcher, assistant général secrétaire du NAPO, considère que les résultats des études sont une "réelle inquiétude", dit-il "La plus grande majorité des aggresseurs expriment une violence directement liée à la drogue ou à l’alcool. Il n’y a aucune disponibilité systématique de conseils psychologiques pour le stress."

"Si des services de soutiens avaient été disponible au moment de quitter l’armée et quand les personnes ont été en contact avec le système judiciaire criminel pour la première fois, les détention auraient pu être probablement évités dans la plus grande partie des cas."

La légion royale britannique affirmait alors que la plus grande partie des personnes des forces armées gère la transition vers la vie civile facilement, "quelques personnes en particulier s’engouffrent dans un vortex qui les entraine vers la destruction."

Un porte parole dit : "Nous pensons que plus d’efforts devraient être faits pour aborder l’acceptation des ivresses importantes qui se passent encore parmi les sections des forces armées, pour identifier les causes des abus de l’alcool, pour aider les personnes vulnérable pour réduire leur prises d’alcool, et pour analyser les effets à long terme sur la santé psychologique de l’usage exagéré d’alcool parmi les personnes en service."

Un porte parole du SSAFA, association caritative, dit : "La majeur partie des personnes qui quittent les forces armées partent en ayant eu une expérience qui a complètement changé leur vie."

"Certains ont beaucoup de difficulté à s’adapter et ils se sentent isolés et solitaires. Dans certaines situations les personnes vont se mettre à boire ou à prendre des substances abusives, perdre leur travail et vont finissent sdf et éventuellement finissent en prison. Les opérations militaires des dernières années ont placé les forces armées sous des pressions croissantes."

Liam Fox, le secrétaire à la défense, affirmait que les Conservateurs sont inquiets au sujet de la qualité des soins de la santé mentale disponible pour le personnel en service actif.

Un porte parole de MoD disait : " De robustes systèmes sont en place pour soigner et prévoir le PTSD et autres désordres dûs au stress. Des entretiens psychologiques sont disponibles pour le personnel en service tout le temps, et toutes les troupes reçoivent des instructions pré et post déploiement pour aider à reconnaitre les signes de désordres dûs au stress."

Le grand nombre d’ex personnel militaire en prison renforce l’argument selon lequel la réintroduction du service militaire nationale pourrait rendre la jeunesse britannique plus respectueuse des lois.

La semaine dernière le MoD annonçait que 18 marins sont confrontés à leur rejet de la marine royale après avoir été testés positifs pour la cocaîne sur un navire de guerre qui avait été utilisé pour combattre la contrebande de la drogue.

Des cas d’ex militaires emprisonnés concerne également un ancier soldat de l’ouest du Royaume Uni qui fut emprisonné pendant 3 ans pour avoir menacé un dealer de drogue avec une arme à feu.

Il souffrait de PTSD après avoir servi en Irelande du nord et en 2003 dans la guerre du golfe, et il dit à l’officier de probation qu’il pensait que les autorités "s’étaient lavés les mains de sa situation".

Un ancien soldat du Yorkshire de l’ouest, qui a servie en Bosnie, au Kosovo, en Afghanistan et en Irak, et obting le rang de sergeant, fut condamné pour une aggression sous état de drogue. Il dit à l’officier de probation que la camaraderie de l’armée lui manquait, et qu’il avait commencé à utiliser et à vendre de la drogue, ensuite qu’il avait trouvé trop difficile de garder un emploi journalier. Il était diagnostiqué de PTSD et devenait déprimé, avec de sérieux problèmes financiers.

Lee Holt, 34 ans, un militaire privé, quuitta les forces armées après un voyage en Bosnie. Il fut emprisonné pendant un an pour aggression avec violences lors d’ une bagarre avec des amis après avoir bu dans un bistrot. Il souffrait de PTSD et de paranoïa, et il a toujours des attaques de panique et des cauchemards.

"Il y a une véritable culture de l’alcoolisme dans l’arméee" dit-il. "C’est ainsi qu’il a commencé à boire beaucoup. Tout le monde le faisait - c’était la norme".

"Cela m’a pris beaucoup de temps pour comprendre que je souffrais de PTSD et maintenant quand je regarde en arrière sur la façon dont j’avais l’habitude d’être violent dans le passé, je le regrette sincèrement."

"J’ai une femme et un enfant maintenant, et un travail stable, alors c’est difficile d’arriver à comprendre pourquoi je le faisais."

Source : infowar.com

Traduit par Anik le 15 novembre 2008.


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