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5ème conférence internationale de Via Campesina

vendredi 31 octobre 2008 par anik

La priorité du mouvement international paysan Via Campesina, entre 2009 et 2012, sera de mettre en échec les entreprises multinationales et les instruments utilisés pour s’emparer des ressources et des économies du monde, tels les accords dits de libre échange et les programmes pour la privatisation des ressources naturelles, des connaissances et pour la destruction de certaines cultures.

Faire face à la menace des multinationales pour le monde paysan

(Maputo, Mozambique, 25 oct. 08 [AlterPresse) --- La priorité du mouvement international paysan Via Campesina, entre 2009 et 2012, sera de mettre en échec les entreprises multinationales et les instruments utilisés pour s’emparer des ressources et des économies du monde, tels les accords dits de libre échange et les programmes pour la privatisation des ressources naturelles, des connaissances et pour la destruction de certaines cultures.

C’est la ligne stratégique politique définie et assumée par les délégués, paysannes et paysans du monde entier à la cinquième conférence internationale de Via Campesina, déroulée du 16 au 23 octobre 2008 à Matola (Maputo, Mozambique).

« Il ne s’agit pas seulement des multinationales de l’agrobusiness qui constituent la forme actuelle du capital pour contrôler nos économies, les ressources naturelles, la terre, l’eau, la biodiversité, la production et le commerce agricole, conduisant à l’exploitation des paysannes et paysans » , précise Via Campesina, dans un document rendu public dans la soirée du 23 octobre dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Le mouvement international paysan convie ses membres à vaincre également les entreprises de monocultures d’arbres, celles qui se consacrent aux extractions minières, les entreprises qui construisent les grands barrages, celles qui contrôlent les marchés de distribution en général, ainsi que toutes celles impliquées dans l’expansion de nombreuses industries polluantes et usant de toutes les astuces pour s’approprier la terre et les territoires des paysannes, des paysans et des peuples indigènes.

Via Campesina promet de se battre plus particulièrement contre des entreprises comme Cargill, Monsanto, Nestlé, Wallmart, et l’Alliance pour la révolution verte (Alliance for a green revolution in Africa / Agra) qui, selon le mouvement, souhaitent détruire les communautés paysannes.

«  La répression contre la feuille de coca intègre cette tentative de destruction des cultures traditionnelles. Nous devons combattre le Codex Alimentarius qui nous impose des normes industrielles incompatibles avec la diversité de nos cultures », indique le mouvement international paysan.
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Lettre de Maputo : Ve Conférence Internationale de La Vía Campesina

Maputo, Mozambique, 19-22 octobre 2008

Le monde entier est en crise, une crise aux dimensions multiples, à la fois alimentaire, énergétique, climatique et financière. Les solutions offertes par le pouvoir – plus de libre échange, semences transgéniques, etc.- ignorent que la crise est le produit du système capitaliste et du néolibéralisme et elles en aggraveront les impacts. Pour trouver de véritables solutions, il vaut mieux se tourner vers la souveraineté alimentaire que propose La Via Campesina.

Comment en est-on arrivés à cette crise ?

Au cours des dernières décennies, nous avons vu l’avancée du capital financier et des entreprises multinationales, dans tous les aspects de l’agriculture et du système alimentaire des pays du monde entier. De la privatisation des semences et la vente d’agro-toxiques jusqu’à l’achat des récoltes, la transformation des aliments et leur transport, leur distribution et leur vente aux consommateurs, tout est entre les mains d’une poignée d’entreprises. Les aliments sont passés de l’était de droit pour toutes et tous à celui de simple marchandise. Les régimes alimentaires s’homogénéisent partout dans le monde, avec des aliments qui sont mauvais pour la santé, à des prix hors de portée des gens, entraînant la perte des traditions culinaires de nos peuples.

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Déclaration de Maputo : V Conférence Internationale de La Via Campesina

Maputo, Mozambique, 19-22 octobre 2008
Pour la souveraineté alimentaire ! Unité et mobilisation des peuples !

Nous, hommes et femmes, sommes les gens de la terre, ceux et celles qui produisent l’alimentation du monde. Nous avons le droit de continuer à être paysannes et paysans et la responsabilité de continuer à nourrir nos peuples. Nous, hommes et femmes, prenons soin des semences, qui sont la vie et pour nous, l’acte de produire est un acte d’amour.

L’humanité a besoin de nous, et nous refusons de disparaître.

Nous, La Via Campesina, mouvement mondial d’organisations de femmes rurales, de paysans, de paysannes de petits agriculteurs et agricultrices, travailleurs et travailleuses des campagnes, peuples indigènes, afro-descendants, d’Asie, d’Europe, d’Amérique et d’Afrique, sommes réunis à Maputo, Mozambique, du 19 au 22 octobre 2008 pour notre Ve Conférence Internationale. Nous avons été reçus de manière chaleureuse, fraternelle par nos hôtes, la União Nacional de Camponeses (UNAC) du Mozambique.

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Source : Via Campesina


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