robin-woodard

Allain Leprest

Y’a rien qui spasse
vendredi 2 septembre 2011 par anik

Un simpe hommage.

Y a rien qui s’passe
 
Dans le café d’Omaha Beach
La barmaid écoute Europe 1
Sur le papier de mon sandwich
J’écris des chansons à la main
Elle met la table, elle débarrasse
Elle remplit les verres, je les vide
Quand ils sont vides, elle les remplace
L’air du large, c’est toujours humide
 
Y a rien qui s’passe
 
Les vagues et les jours c’est pareil
On dort on bronze on baise on dort
Les nuits d’orage on se réveille
Sur un matelas de poissons morts
Le soir, on dénoue ses godasses
On s’coue l’sable et le varech
Le lendemain, on les relace
On s’rait mieux de dormir avec
 
Y a rien qui s’passe
 
Omaha Beach ou Saint-Malo
La mer vient, repart et revient
Elle s’échine à faire son boulot
Que pourtant, ça la mène à rien
La mer, c’est comme tout, on s’en lasse
Quand elle aura léché la côte
On attendra la marée basse
Puis après... ben la marée haute !
 
Y a rien qui s’passe
 
Omaha Beach, drôle de dimanche
La môme rebeurre un sandwich
Son p’tit coeur bat entre deux tranches
Pour le grand brun qui mate ses miches
J’peux pas la trouver dégueulasse
Moi, c’est pour mille ans que je l’aime
Lui, il vide ses couilles et il s’casse
Et chuis tranquille jusqu’à la quinzaine
 
Y a rien qui s’passe
 
C’est du beau temps, c’est des averses
Des nimbus stratus de passage
Comme ces voyageurs de commerce
Qui claquent cent balles dans son corsage
"Marie beaux-seins, un cube de glace
Une paille et un verre de vin rose"
Moi si y a des trucs qui m’agacent
C’est de dire vingt fois la même chose
 
Y a rien qui s’passe
 
Vas-y qu’elle rebeurre un sandwich
Et le billard remue la queue
Les riches essaient de jouer aux riches
Mais les fauchés jouent mieux qu’eux
Le vent pousse sur la terrasse
Les trois dés tombés de ma main
Il me manque toujours un as
Pour claquer un 421
 
Y a rien qui s’passe
 
Aujourd’hui j’ai fait ma valse
Et j’ai replié mon courage
J’ai une plaie sur la chemise
Et un accroc sur le visage
Omaha Beach, pas une trace
S’en vont et reviennent les flots
Une éponge de mer efface
Un grand ciel vert comme un tableau
 
Y a rien qui s’passe...

Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 277 / 603160

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Cultures  Suivre la vie du site Musiques   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.21 + AHUNTSIC

Creative Commons License