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Les yeux grands ouvert à Londres

Quelques textes et informations sur les émeutes en cours en Angleterre
jeudi 11 août 2011 par anik

Des visages souriants, certains derrières des écharpes et des cagoules. Nous sommes à Hackney, Londres. Ou alors c’était Hackney hier soir. C’est quelque part ailleurs ce soir, et ce sera encore ailleurs dans quelques heures à peine. Les sourires sont là parce que les rues ont été prises et parce que plus personne n’a peur de la police.

Certaines personnes disent que mettre le feu à une bagnole de flic n’est pas politique, que le pillage d’un magasin est un acte de voyou égotiste, que défoncer des vitrines est un acte irresponsable. Pour ceux qui disent que ce n’est pas politique, ils ont vécu dans cette ville avec les yeux clos, ne voyant pas les immenses inégalités grandissantes et la répression économique et sociale. La politique. Les politiques de logement. Les politiques urbaines. Les politiques sociales. Les politiques financières. Résultat : non seulement les gens vivent dans des apparts de merde, avec des boulots de merde, et subissent la merde de la police au quotidien, mais à l’horizon, on ne peut apercevoir qu’encore plus de merde avec les restrictions budgétaires atteignant de nouveaux pics.

Il y a ceux qui disent que ce n’est pas politique parce que les cibles sont mauvaises - des petites épiceries et quelques lieux d’habitation sont malheureusement a compter parmi les victimes. Ils disent aussi que ce n’est pas politique parce que le pillage sert plus le marché noir que la nécessité de se nourrir, ou parce que les gens volent des motos et des cameras aux spectateurs, mais il ne s’agit pas d’émeutes consciencieusement organisées comme certains ne semblent pas le comprendre. C’est une réaction, une révolte, l’éclatement d’une bulle de colère, de répression, du manque d’option et de possibilités, de l’ennui pur et de la dépression. Et quand cette bulle finit par éclater, tout peut potentiellement devenir cible de la vengeance d’un assassinat policier, mais il y aussi l’amusement, gagner du terrain et regagner du pouvoir sur sa propre existence pour un instant, et à travers toute la ville pendant quelques jours.

Comme dans toute action de rue, chaque personne impliquée a sa propre façon de s’exprimer, c’est-à-dire qu’il y a constamment des discussions et des disputes politiques entre les protagonistes sur les raisons et les actions à mener. Dire que ces personnes sont des bandits et qu’ils n’ont rien de politique est un mensonge. Comment la discussion et les actions contre le continuel harcèlement et les assassinats policier peuvent ils ne pas être politiques ? Comment les discussions sur les problèmes sociaux, les restrictions budgétaires du gouvernement contre les jeunes, le chômage, le manque d’une simple petite possibilité d’autonomie, ne peuvent elles pas être politiques ? Comment tant de personnes peuvent elles soudainement êtres perçues comme de banals voyous et criminels ?

Dans un article d’un journal, un nouvel habitant de Hackney se plaint de ne plus se sentir en sécurité dans le quartier, alors qu’il pensait que les problèmes sociaux ou les fusillades étaient circonscrites aux gangs, aujourd’hui il est terrifié à l’idée de sortir de chez lui. Cela montre bien la ségrégation, même dans les quartiers les plus mixtes, et comment il est facile d’oublier les problèmes sociaux tant que les victimes sont jeunes et noires. Ces jours-ci, les victimes ne sont pas jeunes et noires.

Hormis la peur, comment réagissent les autres gens ? Certains sont furieux, furieux a propos de la destruction de quartiers déjà pauvres, certains sont organisés en milices et défendent leurs quartiers comme la communauté turque à Stoke Newington, chassant un groupe d’émeutiers hors de leur territoire, d’autres organisent des rondes et des discussions dans la rue pour imposer d’autres moyens de réagir au meurtre de Mark Duggan.

Troisième jour, et les sirènes ne cessent de crier à travers les rues. Tous les employés du centre de Londres ont été priés par la police de quitter le travail plus tôt et de rentrer chez eux afin d’éviter les émeutes nocturnes annoncées. Une réunion COBRA a été annoncée (cabinet office briefing room A) après que le premier ministre fut convaincu qu’il devrait écourter ses vacances toscanes pour prendre un avion pour Londres. Ont été mentionnées les balles en caoutchouc et l’augmentation des effectifs policiers qui semblent être le seul remède qu’ils veulent nous foutre au fond de la gorge contre une maladie sociale qui n’est devenue mortelle qu’après que la police ait tuée un homme.

Occupied London collective, 09.08.2011.
Traduit de l’anglais par nos soins.

Cinq postes de police attaqués à Nottingham

Les émeutes ont éclaté à nouveau la nuit dernière à Nottingham lorsque cinq postes de police ont été attaqués avec des moyens incendiaires artisanaux (i.e. des bombes d’essence). Les postes de police Canning Circus, The Meadows, Oxclose Lane, Bulwell et St Ann’s ont été pris pour cible par des émeutiers. Une voiture de police devant le poste des Meadows a également été incendiée.

La police de Nottingham a déclaré avoir arrêté plus de 80 personnes en lien avec les troubles et ils s’attendent à ce que ce chiffre dépasse 100. Dix personnes ont été arrêtées lors d’un incident impliquant des jeunes grimpant sur le toit de la Nottingham High School près de Forest.

Peu importe que les experts de classe moyenne genre homme-dans-le-pub prétendent que c’est l’œuvre de noirs profiteurs s’adonnant à des « pillages récréatifs », le fait est que la police était la cible primaire de ce soulèvement. La seule autre cible significative, la Nottingham High School, est un symbole de la richesses et des opporunités des élites : une école payante avec des grands bâtiments et un terrain énorme, à deux pas des quartiers ouvriers d’Arboretum, de Radford et de Forest Fields.

Je ne doute pas qu’il y ait eu des incidents d’opportunisme et de vandalisme de maisons et de voitures ouvrières, mais la cible principale était les gens qui gardent les pauvrent en bas - les flics qui brutalisent et criminalisent et les écoles qui excluent les « racailles ».

Traduit de l’anglais (Indymedia Nottingham) par Le Réveil, 10 août 2011.

Attaque sur la police de Bristol revendiquée par des anarchistes

Tôt ce matin, nous avons mis le feu à un fourgon anti-émeute au poste de police Bishopston.

Nous nous réjouissons du soulèvement de beaucoup de jeunes brutalisés par l’État et marginalisés parce qu’ils établissent un nouveau rapport avec leur environnement, et avec d’autres insurgés quelconques ayant choisi la révolte dans toute l’Angleterre.

À tous les « citoyens » dégoûtés, étant capables de voir la violence de classe quotidienne, inhérente à cette société, seulement lorsque les tables sont retournées - à quoi vous attendiez-vous ?

Nous assistons à une nouvelle ère de la guerre urbaine reforgée par divers milieux de combattants sociaux - à l’intérieur de laquelle notre rôle en tant que révolutionnaires et anarchistes est de faire constamment avancer nos trajectoires et nos idées, d’étendre les attaques destructrices à de nouvelles zones et à de nouveaux niveaux d’engagement, de trouver des complices dans les heurts (où et quand nos désirs corrèlent) et de maintenir et d’étendre nos réseaux internationaux informels entre camarades.

Pendant que nous avons fait cette action, nous pensions à tous ceux tués par les flics, arrêtés pendant les émeutes, aux antifascistes emprisonnés dans ce pays.

Traduit de l’anglais (Indymedia Bristol) par Le Réveil, 9 août 2011.

Une voiture d’Eon et une voiture de luxe incendiées à Bristol en solidarité

Le lundi 9 aout 2011, lors des révoltes civiles dans la zone de St Paul, à Bristol. Un véhicule d’Eon a été repéré et incendié sur William Street. Pour le mépris d’Eon pour les écosystèmes naturels, en solidarité avec les arrêtés de cette nuit la et d’après.

La BMW qui se trouvait a coté, était une cible secondaire valable, comme un symbole de classe et du capital.

Faites attention, masquez-vous. Trouvez une opportunité, prenez la.

Fédération Anarchiste Informelle / Eco-anarchistes insurrectionnels

Informal Anarchist Federation / Eco-anarchist Insurrectionaries

Traduit de l’anglais par nos soins de bristol.indymedia.

Criminalité et récompenses

"Qu’est-ce que le crime de piller une chaîne de magasins à côté du crime d’en posséder une ?"

Luther Brecht

Les pillards ne donnent pas de conférences de presse. Cela fait que toutes les conversations de la matinée sur la BBC étaient un peu unilatérales.

Présent la nuit dernière à Brixton, je me sens aussi qualifié que quiconque pour offrir un point de vue, celui d’un anarchiste installé dans la région depuis six ans.

Premièrement. Aucune des personnes qui vidaient le Currys [magasin d’électronique. Ndt.] la nuit dernière ne pourra payer les 9000£ de frais de scolarité annuels du système universitaire néo-libéral flambant neuf de David Cameron, tant apprécié par les jeunes de Londres. Bien que, en Grande-Bretagne, la mobilité sociale soit un peu plus grande aujourd’hui qu’à l’époque victorienne que Cameron semble idolâtrer, les relents racistes sont encore assez présents dans cette grande symphonie qu’est la société britannique. La plupart des personnes de couleur qui ont participé au pillage du Currys sur Effra Road la nuit dernière ne sortiront jamais faire de leurs cités pour entrer dans la Grande Société. Ils n’ont pas grand chose à perdre.

Malgré cela, la foule relativement mixte (pour Brixton) de plusieurs centaines de personnes se sentait d’humeur festive la nuit dernière, alors que les voitures s’alignaient des deux côtés de la route jusqu’au canal de Brixton. Ce ne sont pas des gens qui sont habitués à gagner très souvent. La chance de pouvoir emporter plusieurs centaines de milliers de livres d’électronique, sous le nez de la police impuissante, qui d’habitude les harcèle, les bat ou les tue, a fait de cette nuit une bonne nuit. Les adolescentes qui visaient l’écran plasma géant de leurs rêves ont été assez polies pour me dire "excusez-moi », très sincèrement, lorsqu’elles m’ont heurtées alors qu’elles surgissaient sur le parking du Currys. La nuit dernière, tout le monde était de bonne humeur sur Effra Road.

Ce matin, les rabat-joie dans les grands médias n’étaient pas du même avis.

De nombreux commentateurs ont dénoncé le manque de motivations politiques claires dans les émeutes, et semblaient inquiets du fait que le pillage rendait les émeutes peu respectables. Selon cette ligne de pensée, la pauvreté n’est pas politique.

À la radio, sur le web, et dans les journaux, il y a beaucoup de discussions en ce moment au sujet de la « bêtise » des émeutiers qui brûlent leurs propres quartiers. Tous les commentateurs qui débitent ces arguments n’ont pas tenu compte de certains faits assez basiques.

Lecteurs outrés du Guardian [quotidien de centre-gauche], je vous le dis : vous n’êtes que partiellement dans le vrai. Il est certain que le gars qui se baladait avec la caisse enregistreuse du côté de la Brixton Academy la nuit dernière n’a probablement pas conceptualisé ses actions selon les théories du choix rationnel économique. Toutefois, en comparaison avec quatre années de tentatives infructueuses de capitalisme d’Etat pour nous catapulter hors de la crise économique, ses manœuvres étaient hautement rationnelles. Détruire les preuves en boutant le feu à la cuisinière à gaz pour brûler le Nandos [une chaîne de restaurants sud-africains faisant de la cuisine portugaise] de Stockwell Road est assez fou. Mais cela fait beaucoup plus de sens économique, à Brixton, que tout ce qu’ont tenté jusqu’à présent le Labour, les conservateurs, ou les génies de la ville de Londres.

Briser les vitres à Brixton est probablement un chemin plus sûr vers la prospérité pour la plupart des gens que n’importe lequel des chemins plus respectables déjà explorés.

Le gars qui s’est pointé aujourd’hui pour réparer les vitres brisées sur Brixton Road vit probablement sur cette rue, un peu après le tapis du verre brisé, il est peu probable qu’il soit un spéculateur de devises ou un gestionnaire de fonds spéculatifs à mi-temps. Tout l’argent qu’il se fera en réparant les vitres sera dépensé en priorité dans sa communauté locale.

Les mérites d’aspirer à l’infini de l’argent hors des poches des personnes qui travaillent pour les injecter dans les comptes de réserve suralimentés des joueurs de casino de Canary Wharf [nouveau quartier financier de Londres] sont un peu moins clairs pour moi, à l’heure actuelle. La crise est entrée dans sa cinquième année. Balancer des centaines de milliards dans les renflouements successifs des banques, dans les allégements fiscaux pour les entreprises, et dans d’autres accessoires d’une économie mondiale qui ressemble de plus en plus celle de l’URSS vers 1987 n’est clairement pas une stratégie gagnante.

L’éruption du chaos économique dans la zone euro et les balles de la police qui ont traversé le corps de Mark Duggan, mettant un terme à sa vie, sont désormais deux événements qui sont liés ensemble dans la séquence des émeutes massives de Londres, le plus important centre financier d’Europe.

Ces émeutes sont remarquables principalement par les inversions de rôle qu’elles provoquent, et l’indignation dans les grands médias est le reflet de ce processus. L’indignation est vraiment intéressante si on s’arrête pour y réfléchir.

Par exemple : le bénéfice du commerce est une sorte de vol. C’est de la valeur économique qui est aspirée hors d’une communauté locale par le biais des caisses enregistreuses d’une entreprise. Les décisions quant à l’endroit où vont être réinvestis les profits sont l’apanage des gestionnaires d’entreprise et des actionnaires, non pas la décision du peuple dont cette valeur a été extraite. L’ensemble de ce processus est fondamentalement anti-démocratique.

Ce déni quotidien des droits politiques et démocratiques fondamentaux est « normal », et peut durer des années, des décennies ou des siècles. Les sociétés peuvent voler les pauvres - mais toute tentative de la part des pauvres de voler en retour doit être condamnée dans les termes les plus forts.

De même, j’ai eu plusieurs conversations aujourd’hui sur les émeutes de samedi soir à Tottenham. Elles ont invariablement fait référence au cas de Keith Blakelock, le policier tué pendant les émeutes de 1985 à Broadwater Farm. Pas une seul de ces conversations ne contenait de référence à Cynthia Jarrett, la femme dont l’assassinat lors de la fouille de son appartement a déclenché ces émeutes.

De la même façon, je doute que les commentateurs indignés de la classe moyenne qui sont passés ce matin sur la radio BBC4 ont beaucoup pensé aux dizaines de personnes que les flics ont tué en garde à vue, ou à l’humiliation, plus ou moins quotidienne, des jeunes noirs qui sont arrêtés et fouillés devant ma maison. Le message véhiculé par tout cela est assez clair : les attaques de la police sur les personnes pauvres qui ne peuvent pas se défendre (surtout les noirs) sont normales. Inversement, les attaques du peuple sur la police sont un outrage, surtout s’il leur arrive de réussir. Et ne demandez surtout pas au gars qui a emporté la caisse enregistreuse de donner sa version des faits.

Cela ne veut pas dire que le camion de pompier qui vient crier devant ma fenêtre est une bonne chose. Les problèmes politiques et économiques de Brixton sont complexes. Il est trop facile de débiter des platitudes sur le fait que rien ne sera plus jamais comme avant - mais pour quelques heures la nuit dernière, en descendant Effra Road avec des écrans plasma et des ordinateurs portables Macintosh sous le bras, les perdants ont été les gagnants. Et cela pourrait avoir un effet puissant.

Max von Sudo

Article traduit de London Indymedia par Le Réveil.

Le quartier de Tottenham se defend contre la brutalité policière

Des centaines de personnes se sont rassemblées dans les rues de Tottenham, au nord de Londres, après que la police a tué un habitant du nom de Mark Duggan. Des barricades ont été érigées et de nombreuses voitures de police ont été brûlées durant les protestations qui ont eu lieu jusqu’à tard dans la nuit.

Dans l’après-midi de samedi [6 août 2011], les amis et la famille de Mark Duggan, l’homme de 29 ans tué par balle par la police jeudi [4 août 2011], ont marché de son domicile, dans le quartier de Broadwater Farm, jusqu’au poste de police de Tottenham. Ils ont attendu que quelqu’un sorte du poste de police pour entendre leurs revendications et donner des réponses sur la mort de Marc, mais ils ont été totalement ignorés.

Vers 21h, le Haringey Solidarity Group a rapporté sur Twitter les informations suivantes : Une émeute se déroule actuellement devant la boutique de flic de Tottenham en réponse au gars tué par les porcs cette semaine | Deux cents policiers anti-émeute déployés.

Alors que la soirée se poursuivait, des comptes-rendus et des photos sont parvenus comme quoi entre 300 et 500 personnes de tout le quartier étaient rassemblés sur la Tottenham High Road, et des photos de deux voitures de police mises à feu avec des bombes à essence ont été publiées par les médias dominants. Chants de "À qui sont les rues ? À nous !" ["Whose streets ? Our streets !"] et "Nous voulons des réponses !" pouvaient être entendus de la foule. Un manifestant de la marche partie de Broadwater Farm interviewé sur BBC News a déclaré que la police avait attaqué une femme de 16 ans avec des matraques, sans aucune raison, déclenchant une réaction de la foule qui jusque-là chantait simplement devant le commissariat.

Un témoin oculaire décrit des policiers "courant et se cachant". Ils ont en effet été incapables de contenir les foules qui avaient construit des barricades et chargeaient les lignes de police en utilisant des missiles de fortune et en brûlant des poubelles afin de garder la police à l’écart. Les affrontements ont duré un certain temps. La police et les manifestants ont formé des lignes et un autobus à deux étages a été incendié. Des rapports ont fait état de pillages et d’incendies dans le quartier, y compris dans le centre d’emploi local. À 2h30, on dit sur Twitter que les émeutes se répandent à Wood Green, Turnpike Lane et Green Lanes, alors que la police essaie de briser les foules sur Tottenham High Road. Le centre commercial de Tottenham Hale a été pillé, notamment les magasins JJB Sports et PC World.

Channel 4 a cité "Jamal", un témoin oculaire, disant : "Ce sont nos objectifs, nous sommes ici pour dire à la police qu’ils ne peuvent pas nous maltraiter, nous harceler. On ne va pas tolérer cela, ce n’est que le début, c’est la guerre, et voilà ce que vous obtenez - le feu."

Les images diffusées en direct par la BBC montraient des jeunes brisant les vitres d’une voiture de police vide. Les journalistes ont ensuite demandé aux manifestants pourquoi ils empêchaient l’équipe de cameramen de filmer. À la fois Sky News et la BBC ont retiré leurs équipes de tournage de l’émeute après que leurs équipes de tournages ont été insultées et attaquées. BBC et Sky ont cité le député local, David Lammy, qui affirmait que les gens dans la rue n’étaient pas représentatifs de la majorité des résidents de Tottenham. Cependant, leurs propres séquences montrent qu’un large éventail de la population locale, de milieux ethniques très différents, étaient debout ensemble et formaient des lignes contre la police. La police a insisté sur l’aspect "localisé" des événements, en affirmant qu’ils ne s’étendaient pas au-delà de Tottenham. Des récits de témoins ont contesté cela, et les médias dominants ont été effectivement exclus de la zone.

Tottenham a déjà été le théâtre d’importantes émeutes en 1985 en réponse à la mort de Cynthia Jarrett aux mains de la police. Tottenham a également été touché par les récentes mesures d’austérité du gouvernement, avec la fermeture de plusieurs centres sociaux ces dernières semaines.

Source : Libcom. Traduit de l’anglais par Le Réveil.


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