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La chine signe des contrats avec la grèce pour plusieurs billions d’euros

De Helena Smith pour the guardian
samedi 19 juin 2010 par anik

L’économie grècque en déficit galopant a reçu un appui inattendu de la Chine lors d’une conférence de presse où les deux pays ont annoncé la signature d’accords d’une valeur de plusieurs billions d’euros pour accentuer leur coopération dans des domaines aussi diversifiés que les exépidtions, le tourime et les télécommunications.

Les accords, qui vont ainsi permettre à l’huile d’olive grècque d’être exportée en Chine, représentent un soulagement bienvenu pour un gouvernement impuissant face aux humeurs changeantes et négatives des organismes de notations qui rabaissait le crédit du pays en l’évaluant comme moins que rien.

Pendant que les investisseurs fuyaient dans l’autre direction, l’économie émergente et prédominante du monde protége la Grèce. En signant les accords, le premier ministe Chinois Zhang Dejiang non seulement loua les efforts d’Athènes à résoudre la pire crise de déficit qu’elle doit subir depuis très longtemps, mais aussi offre au maillon faible de l’europe un support public de confiance, déclarant que la Grèce sortirait bientôt de cette crise.

"Je suis convaincue que la Grèce peut dépasser ses difficultés économiques actuelles" dit le politicien qui arriva à Athène avec 30 patrons détenant les plus grands pouvoirs économiques. "Le gouvernement Chinois encourage les hommes d’affaires chinois à venir en Grèce pour chercher des opportunités d’investissements."

Les politiciens grecs dirent que les 14 accords signés représentent le plus grand investissement regroupé effectué par la Chine en Europe. La Chine considère la Grèce comme la "parfaite voie d’accès" au continent Européen et aux péninsules des Balkans où les exportations chinoises ont proliférés ces dernières années

Selon les accords, Cosco, l’un des plus grand centre d’opérations de containers, va étendre son potentiel avec la construction d’au moins 15 sites de stationnement en Grèce. L’entreprise a repris la direction des cargos au Pyrée, le premier chantier naval méditerranéen pour une concession de 35 ans d’une valeur de 1 billion de dollars l’année dernière

La compagnie chinoise de construction BCEGI a également signé un accord, considéré d’être d’une valeur de 100 millions d’€uros, pour développé un hotel et un complexe d’expédition dans le port du Pyrée.

D’autres accords incluent des échanges de compétences entre le chinois Huawei technologies et l’organisation de télécom grècque OTE ainsi que quatres accords signés par des entreprises alimentaires pour exporter de l’huile d’olive en Chine.

Les chinois considèrent acheter des parts dans le réseau ferroviaire OSE qui est en déficit, réseau que le gouvernement socialiste grec avait promis de privatiser. Également, ils veulent construire un aéroport sur l’ile de Crète, un centre logistique au nord d’Athènes et un parc de divertissement maritime, selon les officiels du ministère de la finance grècque.

"Nous avons discuté d’autres investissements possible avec les chinois, en particulier dans les domaines du tourisme et des infrastructures". a affirmé le député premier ministre Theodoros Pangalos après la cérémonie des signatures.

Les accords sont d’autant plus surprenants que les rapports entre la Chine et la Grèce n’ont pas été toujours faciles. L’offre de Cosco de reprendre l’administration quotidienne des services des quais portuaires controllés par l’état au port du Pyrée étaient tout d’abord rejetés avec une opposition féroce des groupes syndicaux pousséspar les socialistes au gouvernement. Mais depuis qu’ils assument le pouvoir depuis le mois d’octobre dernier, le premier ministre George Papandreou a effectué un revirement complet alors que son gouvernement cherchait désespéremment d’attirer des investissements étranger pour relever une économie qui était proche de la faillite.

La dette qui a étranglée l’économie du pays, clairement suivie par un programme d’austérité draconien, a forcé les grecs à emprunter plus de 110 billion d’euros au FMI et à d’autres pays de la zone euro.

Le président de Cosco, Wei Jiafu, récemment diffamé en Grèce, est maintenant appelé affectueusement "Capitaine Wei".par les médias locaux " Nous avons un dicton en Chine : construit le nid de l’aigre et l’aigle viendra". dit-il lors d’une de ses visites en Grèce le mois dernier. "Nous avons construit un nid dans votre pays afin d’attirer les aigles chinois. C’est notre contribution à votre pays."

traduction bénévole et amateure d’anik.


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