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Sur l’intérêt des manifs sauvages

Exemple de quelques balades parisiennes contre la machine à expulser (déc. 2009 - fév. 2010)
mardi 6 avril 2010 par anik

Depuis quelques temps s’organisent des petites manifestations “sauvages” contre la machine à expulser et en solidarité avec les inculpés de la révolte de Vincennes.

Le principe est de faire tourner de bouches à oreilles (c’est-à-dire en évitant les moyens de flicage moderne que sont internet et le téléphone portable) un lieu et une heure pour partir se balader. S’en suit pendant une heure ou deux une déambulation de plusieurs dizaines de personnes dans les quartiers populaires : banderole, occupation de la chaussée, mégaphone, slogans, diffusion massive de tracts et discussions avec les voisins et les passants, collage massif d’affiches, nombreux tags venant redécorer les murs...

On peut rapidement s’apercevoir que d’être même une petite vingtaine seulement donne une force non négligeable. La flicaille, même si elle comprend plus ou moins rapidement ce qui se passe, a de grandes difficultés à intervenir du fait qu’elle ne peut souvent pas mettre en place le dispositif adéquat rapidement. La détermination des manifestants ne l’aide pas non plus. A l’opposé, quand on voit les dispositifs qu’elle est prête à déployer lors de manifestations annoncées publiquement — autorisées ou non —, on peut se dire que le mode d’action “balade offensive” est peut-être intéressant à reproduire et à se réapproprier en toutes occasions...

Reprenons la rue !

Balade à Belleville contre les expulsions et les enfermements

Samedi 12 décembre 2008, par un froid après-midi, nous nous sommes retrouvés autour de la banderole « Liberté pour tous avec ou sans papiers ».

À une trentaine, nous avons collé, diffusé et taggué dans les rues autour de Belleville, Couronnes et Ménilmontant : des tracts et des affiches contre la machine à expulser et en solidarité avec les inculpés de l’incendie de Vincennes (par exemple le texte « Brûlons les frontières »).

Quelques tags ont été laissés sur les murs ou les vitrines des banques : «  Balance des sans-papiers ». L’air s’est réchauffé aux cris de « Pierre par pierre, mur par mur, détruisons les frontières et les prisons », «  Liberté pour tous avec ou sans papiers », « Feu, feu, feu aux centres de rétention ».

Au plaisir de se retrouver dans la rue…

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