Parce que nous ne sommes plus que des humains d’élevage, domestiqués.
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Il a neigé à petits flocons tout le weekend, mais cela n’a pas tenu. Les « indignés » roumains, eux, tiennent bon. Certes moins nombreux et moins vaillants qu’il y a dix jours, il ont occupé la place de l’Université de Bucarest pour la dixième journée consécutive. Malgré le froid, le gel et la neige, les Roumains continuent de crier leur colère. Quelques éclaircissements sur les causes de la révolte, alors que les syndicats entrent dans l’action.
Une conférence internationale organisée par Attac et Médiapart : quels remèdes à la crise démocratique ?
Le centre-ville de Bucarest est dévasté après les violents heurts qui ont opposé hooligans et forces de l’ordre ce week-end. Ces débordements faisaient suite à deux journées de mobilisation pacifique dans tout le pays. Des milliers de personnes ont défilé pour réclamer la démission du Président Băsescu. Sa réforme de santé ultra-libérale a mis le feu aux poudres dans une Roumanie soumise à l’austérité drastique depuis 2009. Reportage.
Les guerres des années 1990 en Croatie et en Bosnie ont été alimentées via un gigantesque réseau de trafic d’armes, qui a contourné sans difficultés l’embargo des Nations unies. Les mafias russe, italienne ou albanaise ont pris part à ces juteuses affaires, servant d’intermédiaires aux États, Russie, Allemagne et Royaume-Uni en tête. L’enquête explosive du journaliste slovène Blaž Zgaga.
Igor Mandić, l’un des plus célèbres journalistes croates, aujourd’hui âgé de 72 ans, lance un pavé dans la mare à quelques jours du référendum sur l’intégration européenne. Pour cet ardent militant d’une Croatie indépendante, il serait préférable de recréer une Yougoslavie sur de nouvelles bases plutôt que d’entrer dans l’UE. Pourquoi ?
Ils sont 1,6 million de fauchés qui renoncent à affronter les démarches pour le toucher. Soit par découragement, soit par manque d’information… soit par choix.
Deux émissions spéciales de "Là-bas si j’y suis" présentant André Gorz comme un anticapitaliste radical et un penseur de l’écologisme, "une figure de cette radicalité contestataire où les luttes du présent viennent chercher grain à moudre et boussole", etc. Et de dire des petits bouts de la vie d’André Gorz-Michel Bosquet qui semblent coller à peu près à cette image. Et de diffuser des interviews complaisantes, made in France Culture, où nul ne lui demande d’explication sur d’autres actes. Et, sur le site de France Inter, cette belle photo professionnelle de Gorz en compagnie de sa femme, jeunes, souriant à l’avenir, devant l’usine Renault de l’Ile Seguin. Pas un faux pas. Pas un doute sur l’exemplarité du héros. Toute une vie droite comme le bras tendu d’un combattant bolchevique. Un modèle pour les Indignés d’aujourd’hui.
Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Unedic, Réseau ferré de France, Caisse des dépôts et consignations... De nombreuses structures publiques sont sous la menace d’une dégradation de leur notation financière par l’agence Standard & Poor’s. Comme si tout ce qui relevait de l’intérêt général devait être éradiqué au profit de la spéculation.
Elles en ont ras-le-bol de ne servir qu’à « garantir la paix sociale » et d’inculquer aux quartiers populaires toulousains « ce que l’élite pense pour les autres ». Katia et Julie, avec d’autres animateurs, ont donc créé une nouvelle coopérative d’éducation populaire, Vent debout, dans la lignée des nouvelles structures qui émergent, comme Le Pavé à Rennes, pour dépoussiérer les vieilles fédérations institutionnalisées.
Un groupe d’une petite dizaine de personnes s’est installé depuis deux ans sur le plateau de Millevaches, à la ferme de Bellevue sur la commune de Faux la Montagne. Pratiquant une activité agricole pour leur propre consommation, fabriquant du pain qu’ils échangent, ce groupe recherche un maximum d’autonomie. Non pour s’enfermer sur lui-même, mais pour établir avec les autres des relations qui ne passent pas par ces éléments sur lesquels nous n’avons guère de prise : l’Etat ou le marché. L’expérimentation avance à petits pas. A l’été 2006, le groupe de la ferme de Bellevue accueillait une partie de la conférence européenne de l’ « Action Mondiale des Peuples », un réseau de résistance radicale au capitalisme. Le thème de la rencontre tournait justement autour de cette question de l’autonomie. Avec un préalable clairement exposé : « L’autonomie matérielle est une condition de l’autonomie politique ». Explications par deux membres du groupe, Camille Madelain et Loïc Bielmann. Interview par INPS (Informer pour nos semblables, journal d’information et de débat sur le plateau)